Téléphone et internet à bali : solutions locales

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Utiliser son téléphone et rester connecté à Bali est devenu presque aussi indispensable que son passeport. Entre la réservation d’un scooter sur Gojek, un appel vidéo avec le bureau en Europe et la recherche du meilleur warung dans une ruelle de Canggu, la qualité de votre connexion mobile et fixe conditionne en grande partie le confort du séjour. L’île des Dieux a beaucoup investi dans la 4G, la 5G et la fibre, mais la réalité sur le terrain reste contrastée selon les quartiers, les opérateurs et le type de logement. Comprendre comment fonctionnent le réseau mobile, les cartes SIM locales et les box internet dans les villas permet de choisir les bons outils dès l’arrivée et d’éviter les mauvaises surprises, que ce soit pour des vacances ou pour plusieurs mois de télétravail.

Comprendre l’infrastructure télécom à bali : couverture 4G/5G, fibre optique et zones blanches

Cartographie de la couverture 4G/5G à bali : canggu, ubud, uluwatu, seminyak, denpasar

La couverture 4G à Bali est excellente dans le sud et plus irrégulière dès que l’on s’éloigne des zones touristiques. Canggu, Berawa, Seminyak, Kuta, Jimbaran, Nusa Dua et Denpasar profitent d’une densité d’antennes très élevée : dans ces secteurs, voir 15 à 30 Mbps en débit descendant sur un simple test Speedtest est courant, avec parfois plus de 80 Mbps sur la 4G+ aux heures creuses. Uluwatu et la Bukit sont bien couvertes près des grands axes, mais certains spots de surf en falaise restent plus sensibles aux coupures. À Ubud, la ville et ses alentours immédiats profitent d’une 4G stable, mais quelques vallées encaissées ou rizières plus reculées réduisent parfois le signal à la 3G.

La 5G à Bali reste concentrée sur le sud de l’île. Telkomsel revendique plus de 200 points Hyper 5G autour de Denpasar et Badung, ce qui se ressent surtout à Kuta, Seminyak et dans certaines parties de Canggu. Concrètement, la 5G offre des débits qui dépassent fréquemment 150 Mbps, mais la zone de couverture est encore discontinue et le téléphone bascule souvent en 4G. Pour un usage quotidien (navigation, réseaux sociaux, messageries), une bonne 4G suffit largement ; la 5G devient intéressante pour gros téléchargements, visioconférences HD simultanées ou sauvegardes cloud intensives.

Qualité du réseau mobile par opérateur balinais : telkomsel, XL axiata, indosat ooredoo hutchison, smartfren

Les différences d’expérience à Bali viennent souvent moins du téléphone que de l’opérateur. Telkomsel reste la référence : environ 98 % de la population indonésienne est couverte, et l’opérateur domine clairement dans les zones rurales, à Nusa Penida, Lombok ou dans le nord de Bali. À Canggu, Uluwatu ou Ubud, Telkomsel offre en général la meilleure combinaison entre puissance du signal, stabilité et latence faible, ce qui en fait l’option la plus fiable pour les nomades digitaux qui se déplacent beaucoup sur l’archipel.

XL Axiata propose un excellent compromis prix/performances. Dans le sud (Kuta, Seminyak, Canggu, Sanur) et à Ubud, les débits sont souvent proches de ceux de Telkomsel, parfois meilleurs aux heures creuses. Pour un séjour concentré sur les spots touristiques, un forfait data XL permet souvent de réduire la facture de 20 à 30 % par rapport à un équivalent Telkomsel. Indosat Ooredoo Hutchison (IM3) vise davantage les budgets serrés : les volumes de données sont généreux, mais la couverture se dégrade plus vite hors des villes. Smartfren, enfin, séduit par ses offres illimitées, mais la couverture reste très urbaine : pratique à Denpasar ou Kuta, beaucoup moins à Sidemen ou Munduk.

Disponibilité de la fibre optique (IndiHome, biznet, MyRepublic) dans les villas et coworking spaces

La fibre optique s’est largement répandue dans le sud de Bali, portée par le boom du télétravail depuis 2020. À Canggu, Berawa, Pererenan, Sanur et Ubud centre, de nombreuses villas, colivings et cafés sont raccordés à IndiHome (filiale de Telkom Indonesia), Biznet Home ou MyRepublic. IndiHome domine en volume, avec des abonnements courant autour de 50 à 100 Mbps. Biznet se positionne plus haut de gamme avec des offres 75–150 Mbps relativement stables, très prisées des espaces de coworking et des colivings orientés « remote workers ».

MyRepublic reste plus présent dans certains quartiers résidentiels ou complexes récents, avec un bon rapport débit/prix. Les chiffres réels varient : dans une villa bien équipée, voir 80 Mbps en download et 20–30 Mbps en upload n’a rien d’exceptionnel. En revanche, dans les villages plus reculés, le réseau fixe repose encore souvent sur de l’ADSL ou du câble modernisé, avec des débits réels parfois limités à 5–10 Mbps. Avant de signer un bail longue durée, demander un test de débit sur place devient presque aussi important que de vérifier la pression de la douche.

Latence, débit descendant/montant et stabilité pour le télétravail et les appels vidéo

Pour un usage loisir, la seule vitesse en Mb/s suffit souvent comme indicateur. Pour du télétravail sérieux à Bali, trois paramètres comptent : débit descendant, débit montant et latence. Sur un bon réseau fibre, la latence vers des serveurs européens tourne généralement entre 220 et 300 ms, contre 30–60 ms en France. Cela reste parfaitement exploitable pour Zoom, Google Meet ou Microsoft Teams, mais les échanges paraîtront légèrement moins instantanés. En 4G, la latence grimpe plutôt autour de 80–120 ms vers les serveurs indonésiens et au-delà de 300 ms vers l’Europe.

Un profil réaliste pour des visioconférences confortables : au moins 10 Mbps en down, 3–5 Mbps en up et une connexion relativement stable entre 9h et 18h. Dans les faits, de nombreux colivings à Canggu ou Ubud annoncent un service « 100 Mbps », mais la connexion chute à 20–30 Mbps partagés le soir quand tout le monde regarde Netflix. Une bonne pratique consiste à tester la connexion à plusieurs moments de la journée, notamment entre 19h et 22h, période où la congestion du réseau est la plus visible.

Identifier et contourner les zones blanches dans le nord de bali, amed, sidemen et munduk

Malgré les progrès, Bali n’est pas un îlot totalement fibré. Le nord de l’île (Lovina, Tejakula), les pentes du mont Batur, certaines parties d’Amed, de Sidemen ou de Munduk présentent encore de véritables zones blanches ou, au mieux, un signal 3G aléatoire. Dans ces secteurs, le problème tient autant à la faible densité d’antennes qu’à la topographie : relief marqué, vallées encaissées, bâtiments en béton épais. Un même village peut ainsi offrir un excellent signal près de la route principale et presque rien à 500 mètres, au fond d’une rizière.

Trois stratégies permettent de contourner ces limitations. La première consiste à privilégier les hébergements qui mentionnent clairement une connexion stable et qui affichent, par exemple, une capture d’écran de test de débit récent. La seconde : utiliser une carte SIM Telkomsel, qui reste de loin la plus robuste hors des zones urbaines. Enfin, pour un séjour prolongé dans un village reculé, certains installent une antenne externe ou un routeur 4G placé en hauteur, afin de « capter » un relais plus lointain et de distribuer le Wi‑Fi dans la maison. C’est moins plug-and-play, mais parfois indispensable.

Cartes SIM locales à bali : offres prépayées, eSIM et activation pour voyageurs et nomades digitaux

Choisir entre carte SIM physique et eSIM locale : compatibilité iphone, samsung, google pixel

La première décision à prendre concerne le choix entre carte SIM physique et eSIM locale. Une carte SIM classique convient à tous les téléphones débloqués ; il suffit de remplacer la carte française par une SIM Telkomsel, XL ou Indosat. L’eSIM, elle, est une carte virtuelle installée via un QR code dans la puce eUICC intégrée au smartphone. La plupart des iPhone XR et modèles ultérieurs, de nombreux Samsung Galaxy S20 et plus, ainsi que les Google Pixel 4 et suivants acceptent désormais l’eSIM sans difficulté.

Opter pour l’eSIM permet de conserver la SIM française dans le téléphone, très pratique pour l’authentification à deux facteurs ou les SMS bancaires. La bascule entre profil français et profil indonésien se fait en quelques clics dans les réglages. En revanche, toutes les eSIM locales ne proposent pas un numéro indonésien exploitable pour les appels classiques, certaines se limitant à la data. Pour un usage majoritairement basé sur WhatsApp, Telegram ou Skype, cela ne pose pas vraiment de problème.

Packs data prépayés telkomsel, XL et indosat : volumes de données, validité 7/30 jours, fair use

Les opérateurs balinais multiplient les offres prépayées, avec des volumes de données qui feraient pâlir certains forfaits européens d’il y a quelques années. Un pack Telkomsel touristique courant tourne autour de 15 à 25 Go pour 75 000 à 150 000 IDR (environ 4,5 à 9 €) avec une validité comprise entre 7 et 30 jours. Des versions « premium » montent à 50 Go ou plus, parfois avec quelques heures d’appels internationaux incluses. XL propose des offres très compétitives autour de 20–30 Go pour 100 000 à 150 000 IDR.

Indosat Ooredoo Hutchison (IM3) cible surtout les budgets serrés avec des volumes de data importants à prix réduit, mais souvent avec une validité plus courte, par exemple 10 jours. La notion de fair use apparaît sur certains forfaits illimités : au-delà d’un certain seuil (par exemple 30 ou 50 Go), le débit peut être bridé à 1–3 Mbps, suffisant pour WhatsApp et Google Maps, mais plus limité pour le streaming HD. Avant d’acheter, vérifier si le pack inclut toute la data en « all-net » ou si une partie est réservée à des applications locales (YouTube, réseaux sociaux indonésiens) est essentiel pour éviter les mauvaises surprises.

Procédure d’enregistrement SIM avec passeport et règlementation indonésienne (NIK, KTP, IMEI)

Depuis 2018, l’Indonésie impose un enregistrement strict des cartes SIM afin de lutter contre les lignes anonymes. Lors de l’achat d’une SIM locale à Bali, le vendeur doit enregistrer le numéro sur une identité officielle, via un numéro de carte d’identité indonésienne (NIK sur la carte KTP) ou, pour les étrangers, via un passeport. Il est donc normal que la boutique photographie la page d’identité et saisisse les informations sur le portail de l’opérateur.

En parallèle, les autorités ont mis en place un contrôle de l’IMEI, le numéro unique de chaque téléphone. Pour un séjour inférieur à 90 jours, l’enregistrement de l’IMEI via l’opérateur suffit généralement. Au-delà, une procédure douanière spécifique peut s’imposer, avec paiement d’une taxe (environ 40 % de la valeur du téléphone) pour pouvoir utiliser un appareil importé sur le réseau local à long terme. La majorité des voyageurs n’est pas concernée, mais pour un projet d’installation, ce paramètre mérite d’être anticipé.

Où acheter sa SIM à l’aéroport de denpasar (DPS), chez GraPARI telkomsel, indomaret et circle K

L’aéroport international Ngurah Rai (Denpasar) reste l’endroit le plus simple pour obtenir une première connexion. Après la récupération des bagages, plusieurs comptoirs Telkomsel, XL Axiata, Indosat et Smartfren se succèdent jusqu’à la sortie. L’avantage : service en anglais, installation et activation sur place, accès immédiat à Google Maps ou Grab pour trouver le transport. L’inconvénient : des tarifs souvent 2 à 3 fois plus élevés que dans les boutiques en ville pour un volume de data similaire.

Pour un meilleur rapport qualité-prix, les boutiques officielles Telkomsel GraPARI, les centres XL ou Indosat en ville offrent plus d’options et des prix alignés sur les tarifs nationaux. Les supérettes de type Indomaret, Alfamart ou Circle K vendent également des SIM et des recharges, mais sans toujours assurer l’enregistrement ou la configuration complète. Une approche pragmatique consiste à prendre un petit pack à l’aéroport pour les premières 24 heures, puis à passer en boutique officielle une fois installé dans le premier hébergement.

Gestion multi-SIM et dual-SIM pour séparer usage pro/perso sur android et iOS

De nombreux smartphones Android proposent aujourd’hui deux emplacements SIM physiques ou une combinaison SIM + eSIM. Cette fonctionnalité dual-SIM est particulièrement utile à Bali pour séparer usage professionnel et personnel, ou pour garder en permanence une ligne française et une ligne indonésienne actives. Il devient possible, par exemple, de réserver un taxi local avec le numéro balinais tout en recevant un SMS d’authentification bancaire sur le numéro européen.

Sur iOS, la gestion des lignes passe par les réglages cellulaires, avec la possibilité de définir une SIM principale pour les appels et une autre pour la data. Sur Android, chaque fabricant présente une interface légèrement différente, mais le principe reste proche : choix de la SIM pour la 4G, pour les SMS, pour les appels sortants par défaut. En télétravail, certains choisissent d’activer la data uniquement sur la SIM locale et de réserver la SIM française aux urgences, afin d’éviter tout risque de roaming involontaire et de facture salée.

Internet fixe dans une villa ou coliving à bali : box, fibre, routeurs et architecture réseau

Comparer les offres fibre IndiHome, biznet home, iconnet pour villas à canggu, berawa et sanur

Dans les principales zones « remote work » de Bali, la question de l’internet fixe dans les villas se pose rapidement. IndiHome propose des abonnements fibre grand public autour de 30–100 Mbps, parfois couplés à la télévision ou au téléphone fixe. Biznet Home, très présent à Canggu, Berawa et Sanur, se distingue par des débits plus élevés (75–150 Mbps) et une meilleure stabilité perçue, au prix d’un abonnement légèrement plus cher. Iconnet, plus récent, gagne du terrain dans certains quartiers résidentiels récemment équipés.

Dans la pratique, les vitesses annoncées sont théoriques. Plusieurs relevés effectués dans des colivings montrent que les connexions IndiHome à 50 Mbps atteignent souvent 30–40 Mbps réels en journée, avec un upload autour de 10 Mbps. Biznet se situe plutôt autour de 80–100 Mbps réels sur une offre 100 Mbps, ce qui le rend intéressant pour les équipes qui partagent un espace et doivent monter des fichiers volumineux. Pour un couple en télétravail à Canggu, un abonnement de 50 Mbps stable suffit largement, à condition de disposer d’un routeur correct et d’une bonne couverture Wi‑Fi dans la maison.

Installation d’un routeur Wi‑Fi longue portée dans une maison balinaise à plusieurs bâtiments

Beaucoup de villas balinaises sont composées de plusieurs pavillons séparés autour d’un jardin et d’une piscine. Cette architecture ouverte est idéale pour la vie tropicale, mais beaucoup moins pour la propagation des ondes Wi‑Fi. Un simple routeur posé près de la box, dans le salon, ne suffira pas toujours à couvrir les chambres situées dans un autre bâtiment, surtout si les murs sont épais ou si le signal doit traverser plusieurs structures en béton.

Une solution fiable consiste à installer un routeur Wi‑Fi longue portée, associé si possible à des points d’accès secondaires reliés par câble Ethernet. Concrètement, la box IndiHome ou Biznet se met en mode « bridge » et un routeur de meilleure qualité (par exemple un Asus ou un TP-Link milieu de gamme) prend le relais pour la distribution Wi‑Fi. Dans les villas plus grandes, tirer un câble jusqu’à un second pavillon permet d’y installer un point d’accès dédié. Ce type de configuration demande un peu plus de travail au départ, mais offre ensuite une connexion beaucoup plus homogène dans tous les espaces de vie.

Optimisation du Wi‑Fi avec répéteurs, mesh (TP-Link deco, asus AiMesh) et canaux peu encombrés

Quand il est difficile de tirer des câbles, les systèmes Wi‑Fi mesh constituent une alternative efficace. Des kits comme TP‑Link Deco ou Asus AiMesh utilisent plusieurs bornes qui communiquent entre elles pour créer un réseau unique, avec un seul nom et un seul mot de passe. Dans une villa à Canggu, placer un module près de la box, un autre dans le bureau et un troisième près des chambres permet souvent de résoudre les zones mortes sans gros travaux. La clé consiste à positionner les bornes de manière à ce qu’elles restent à portée les unes des autres, tout en couvrant les pièces où vous travaillez ou dormez.

L’optimisation passe également par le choix des canaux. Dans les quartiers denses, la bande 2,4 GHz est souvent saturée par les nombreux voisins, ce qui peut provoquer des coupures et une baisse drastique du débit. Passer en 5 GHz, moins encombrée mais à portée un peu plus courte, améliore souvent la situation. Certains routeurs proposent un réglage automatique des canaux, mais une analyse manuelle à l’aide d’une application de type analyseur Wi‑Fi permet parfois de grappiller quelques précieux mégabits.

Solutions d’internet de secours : modem 4G LTE, routeur MiFi huawei, tethering USB

Aucun réseau n’est infaillible, surtout dans un pays soumis à des orages tropicaux et à une infrastructure électrique parfois capricieuse. Pour une activité professionnelle qui ne peut pas se permettre plusieurs heures de coupure, mettre en place une solution de secours devient presque incontournable. Le plus courant consiste à utiliser un petit routeur 4G LTE de type MiFi Huawei : l’appareil héberge une carte SIM locale (souvent Telkomsel pour la fiabilité), capte le réseau mobile et crée un Wi‑Fi local sur lequel ordinateurs et téléphones peuvent se connecter.

Une autre option consiste à utiliser la fonction de tethering USB ou de point d’accès Wi‑Fi du smartphone, pour partager la connexion 4G en cas de panne de la box. La plupart des opérateurs indonésiens autorisent ce partage, même sur des forfaits prépayés, mais quelques eSIM internationales imposent une limite (par exemple 500 Mo par jour en hotspot). Pour un usage intensif, dédier une SIM data à un petit routeur 4G indépendant reste plus confortable et évite d’épuiser la batterie du téléphone.

Diagnostic des pannes fréquentes : micro‑coupures, congestion en soirée, baisse de débit sous la pluie

Les problèmes rencontrés à Bali suivent souvent les mêmes schémas. Les micro‑coupures de quelques secondes à quelques minutes proviennent fréquemment de la box elle-même ou du routeur : un redémarrage complet (extinction pendant 30 secondes) règle une bonne partie des soucis. Les ralentissements marqués en soirée correspondent le plus souvent à une congestion du réseau local ou du fournisseur : tout le quartier ou tout le coliving se connecte en même temps, et le débit réel s’effondre.

La météo joue également un rôle. De fortes pluies peuvent perturber les liaisons radio ou provoquer des coupures électriques, même brèves, qui nécessitent ensuite un temps de réinitialisation des équipements. Un onduleur (petit UPS) branché sur la box et le routeur permet de traverser sans coupure la plupart des microcoupures électriques de quelques minutes, très fréquentes dans certains villages. En cas de problème persistant, un test croisé en 4G sur le téléphone permet de déterminer rapidement si la panne vient du réseau fixe ou d’un souci plus général affectant aussi les antennes mobiles.

Applications et outils indispensables pour gérer téléphone et internet à bali au quotidien

Suivi de consommation data et recharge de crédit via MyTelkomsel, myXL, MyIM3

La gestion des cartes SIM prépayées se fait principalement via les applications officielles des opérateurs. MyTelkomsel, myXL et MyIM3 permettent de suivre en temps réel la consommation de données, d’acheter de nouveaux packs data et de recharger le crédit principal avec une carte bancaire ou un bon acheté en supérette. Ces applications indiquent également la date d’expiration des forfaits, un point crucial pour éviter de perdre un reliquat de data inutilisé parce que la validité est dépassée.

Pour un long séjour à Bali, s’habituer à ces outils rend la gestion du téléphone beaucoup plus fluide. Certains packs ne peuvent d’ailleurs être souscrits qu’en ligne via l’app, avec des promotions régulières : data doublée, bonus de nuit, accès illimité à certaines plateformes de streaming locales. En combinaison avec les alertes de consommation intégrées à Android et iOS, ces applications évitent la mésaventure de se retrouver sans internet au moment de commander un Grab tard le soir.

Utiliser grab, gojek et bluebird en data mobile faible débit (edge, 3G)

Les applications de transport comme Grab, Gojek ou Bluebird sont devenues centrales dans la mobilité quotidienne à Bali. Bonne nouvelle : elles fonctionnent correctement même sur une connexion relativement faible. L’envoi de la position GPS et le chargement d’une carte simplifiée consomment peu de data et supportent sans trop de difficulté un réseau 3G modeste. En revanche, l’affichage de cartes très détaillées et les recalculs incessants peuvent devenir plus lents en Edge, surtout dans les vallées reculées d’Ubud ou autour de Sidemen.

Une bonne pratique consiste à activer la géolocalisation haute précision et à éviter de lancer d’autres applications gourmandes en parallèle. En cas de réseau particulièrement faible, indiquer un point de rendez-vous bien identifié (nom d’hôtel, café, temple) dans la zone de commentaire aide souvent le chauffeur à vous retrouver même si la position affichée sur la carte est approximative. Les taxis Bluebird, accessibles via leur propre application ou intégrés à certaines plateformes, restent également une alternative fiable, surtout à Denpasar et dans le sud.

VPN pour sécuriser les connexions publiques : surfshark, NordVPN, ExpressVPN en indonésie

La généralisation du télétravail depuis Bali a mis en lumière une autre dimension : la cybersécurité. Les réseaux Wi‑Fi ouverts des cafés et restaurants restent pratiques, mais peu sûrs pour des connexions sensibles (banque, outils professionnels, emails confidentiels). L’utilisation d’un VPN de qualité comme Surfshark, NordVPN ou ExpressVPN permet de chiffrer le trafic et de réduire fortement les risques d’interception ou d’attaque de type « man-in-the-middle » sur un hotspot public.

Sur le plan des performances, un bon VPN moderne ajoute en général 10 à 20 % de latence et fait perdre une petite partie du débit maximal, mais sur une connexion fibre ou une bonne 4G à Bali, l’impact reste limité pour la majorité des usages. Pour préserver la fluidité en visioconférence, le choix d’un serveur géographiquement proche (Singapour, par exemple) améliore sensiblement le temps de réponse par rapport à un serveur européen plus lointain. Certains services en ligne régionaux peuvent être sensibles à l’utilisation d’un VPN, d’où l’intérêt de pouvoir l’activer ou le désactiver rapidement selon le contexte.

Test de débit et diagnostic réseau avec speedtest by ookla, fast.com et nperf

En cas de doute sur la qualité de la connexion, quelques outils simples rendent les choses beaucoup plus concrètes. Speedtest by Ookla fournit une mesure rapide du débit descendant, montant et de la latence, avec la possibilité de choisir différents serveurs en Indonésie ou à l’étranger. Fast.com, maintenu par Netflix, est particulièrement utile pour évaluer la capacité de streaming vidéo, tandis que nPerf permet des diagnostics plus complets incluant navigation, streaming et cartographie des performances sur un trajet.

Utiliser ces outils à différents moments de la journée permet de mettre en évidence des schémas récurrents : baisse systématique du débit en soirée, 4G plus rapide que la fibre dans certains quartiers, instabilité spécifique à un opérateur. En cas de litige avec un fournisseur d’accès ou un propriétaire qui annonce un « internet super rapide », disposer de plusieurs captures d’écran datées aide aussi à objectiver la discussion et, le cas échéant, à négocier un changement d’abonnement ou une remise.

Roaming international vs solutions locales à bali : coûts, limitations et cas d’usage

Face à toutes ces options locales, la tentation de rester sur le forfait français en activant simplement l’itinérance peut sembler rassurante. Pourtant, hors Union européenne, le roaming international reste cher et souvent limité. De nombreux opérateurs facturent encore plus de 10 € par Go en Indonésie, avec des plafonds très stricts pouvant être atteints en quelques jours de navigation normale. Certaines offres incluent un « pass monde » avec 5 à 20 Go utilisables à Bali, mais au-delà du quota, la data est bloquée ou facturée à prix fort.

Le roaming garde cependant quelques cas d’usage pertinents. Pour un séjour très court de 2 ou 3 jours, ou pour une personne qui change de pays tous les 48 heures lors d’un voyage complexe en Asie, un pass international évite les démarches d’achat de SIM locales successives. Il permet également de garder la ligne française entièrement fonctionnelle sans se soucier de la compatibilité eSIM. Pour tout séjour supérieur à une semaine, les solutions locales (SIM ou eSIM indonésienne) prennent clairement l’avantage, aussi bien en termes de coût que de qualité de réseau, surtout si vous comptez circuler en dehors de Bali.

Téléphonie, messageries et appels VoIP : WhatsApp, telegram, skype et google voice à bali

À Bali, la frontière entre téléphonie classique et messagerie en ligne est plus floue qu’en Europe. Pour réserver un taxi privé, un cours de surf ou une villa, la norme est de communiquer par WhatsApp. La plupart des hôtels, restaurants, agences et même des petits warungs affichent un numéro WhatsApp plutôt qu’un numéro fixe. Il devient alors possible d’échanger gratuitement des textos, des photos, des notes vocales et même de passer des appels audio ou vidéo via internet, sans consommer de minutes d’appel classiques sur la carte SIM.

Telegram et Skype complètent souvent l’arsenal, notamment pour les communications professionnelles internationales. Skype reste pratique pour appeler des numéros fixes ou mobiles en France à des tarifs très bas, alors que Google Voice ou des services équivalents permettent parfois d’obtenir un numéro virtuel pour gérer un standard à distance. Pour la qualité des appels VoIP, une 4G correcte ou un Wi‑Fi stable suffisent : 300 à 500 kb/s dans chaque sens garantissent déjà une conversation claire, même si le réseau n’est pas parfait.

Un détail pratique à prendre en compte : WhatsApp continue d’utiliser le numéro de téléphone associé au compte initial, même si la SIM physique change. Il est donc possible d’installer une eSIM indonésienne uniquement pour la data tout en conservant un numéro français comme identifiant WhatsApp. Du point de vue de vos contacts, rien ne change. Cette souplesse permet de profiter des tarifs locaux et de la meilleure couverture réseau balinaise sans perdre le lien avec vos proches, vos clients ou votre équipe restés en Europe, que ce soit pour les appels vocaux classiques, la messagerie instantanée ou les réunions en visioconférence.

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