Glasgow ou Édimbourg, la question revient dès qu’un projet de voyage en Écosse prend forme. Deux villes distantes d’à peine 75 km, reliées en moins d’une heure de train, mais qui offrent deux visages presque opposés du pays : d’un côté l’ancienne capitale industrielle reconvertie en laboratoire créatif, de l’autre la capitale politique et historique à l’allure de décor de cinéma. Pour vous, voyageur urbain en quête de musées, d’architecture, de pubs animés mais aussi de nature sauvage à moins d’une heure de route, le choix n’est pas anodin. Il conditionne votre budget, votre façon de vous déplacer, et surtout l’atmosphère quotidienne de votre séjour en Écosse.
Plutôt rock, street art et ambiance étudiante, ou plutôt châteaux médiévaux, festivals et ruelles pavées ? La bonne nouvelle, c’est qu’aucune option n’est mauvaise. En affinant votre profil de voyageur, en comparant quelques données clés et en anticipant la logistique, il devient possible de choisir la base idéale pour rayonner entre centres urbains, Highlands et côtes sauvages, le tout en optimisant vos journées autant que votre budget.
Profil urbain comparé : morphologie de glasgow vs plan historique d’édimbourg
Topographie et panorama urbain : collines d’édimbourg, clyde à glasgow, vues depuis calton hill et necropolis
La première différence entre Glasgow et Édimbourg se lit dans la topographie. Édimbourg est construite sur une série de collines volcaniques, dominées par le Château d’Édimbourg et Arthur’s Seat. Le centre historique se déroule en crête le long du Royal Mile, puis descend en pente vers les Princes Street Gardens et la New Town. Cette configuration crée des perspectives spectaculaires, avec des points de vue urbains très accessibles : Calton Hill, Arthur’s Seat ou encore le promontoire du château offrent des panoramas à 360° sur la ville, la mer et les collines.
Glasgow, elle, s’étale principalement sur des terrains plus doux, le long de la rivière Clyde. L’effet est différent : la ville se découvre davantage par larges avenues, perspectives industrielles réinventées et grands parcs plats comme Glasgow Green. Pour un panorama, la Necropolis, vaste cimetière victorien perché sur une colline, offre l’une des plus belles vues sur la cathédrale Saint-Mungo et le centre. Vous sentez-vous plus à l’aise dans une ville perchée et théâtrale, ou dans une métropole horizontale, plus discrète mais plus vaste ? Cette perception joue fortement sur votre expérience des balades à pied et de la mobilité douce.
Architecture victorienne et industrielle à glasgow : merchant city, west end, rive sud de la clyde
Glasgow s’est enrichie au 19e siècle grâce au commerce du tabac, du coton et de la construction navale. Résultat : un centre-ville marqué par une architecture victorienne imposante, façades de grès blond, colonnes massives et bâtiments publics monumentaux. Merchant City illustre cette prospérité passée, avec d’anciens entrepôts et bureaux de marchands transformés en restaurants, galeries et lofts. Le contraste entre ces façades historiques et les fresques de street art contemporaines donne à la ville une identité urbaine très actuelle.
Le West End, autour de la University of Glasgow et de Kelvingrove Park, mêle maisons cossues, ruelles pavées comme Ashton Lane et cafés étudiants. Sur la rive sud de la Clyde, le paysage bascule dans le contemporain : Clyde Arc, SSE Hydro, SEC Centre ou encore Glasgow Science Centre composent une skyline futuriste à l’emplacement des anciens chantiers navals. Pour un voyageur sensible à l’architecture industrielle réhabilitée, Glasgow fonctionne comme un laboratoire à ciel ouvert, idéal pour une promenade photographique ou un séjour orienté design et urbanisme.
Architecture médiévale et géorgienne à édimbourg : royal mile, new town, dean village
Édimbourg, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, propose un tout autre visage. L’Old Town s’organise autour du Royal Mile, artère médiévale bordée de hautes façades, de closes étroites et de cours intérieures. Même si nombre de bâtiments ont été remaniés au 19e siècle, l’ensemble conserve cette silhouette baronniale écossaise si typique. C’est ici que l’atmosphère de « capitale historique » se fait la plus forte, avec la cathédrale St Giles, la John Knox House et une multitude de closes aux noms évocateurs.
Au nord, la New Town développe un plan orthogonal de style géorgien : grandes places, jardins privés, terrasses alignées et façades uniformes. Le quartier de Dean Village, au bord de la Water of Leith, ajoute une touche de village pittoresque au cœur de la ville, avec ses anciens moulins et ses maisons serrées sur la rivière. Pour un séjour où l’architecture raconte à elle seule plusieurs siècles d’histoire écossaise, Édimbourg se prête mieux à une découverte à pied, presque comme un musée urbain en plein air.
Densité urbaine, étalement et mobilité douce : tramway d’édimbourg, métro circulaire de glasgow
En matière de morphologie urbaine et de déplacements, les deux villes ont choisi des solutions très différentes. Édimbourg est plus compacte et densément bâtie au centre. L’essentiel des sites touristiques majeurs (Old Town, New Town, Calton Hill, Princes Street Gardens) se rejoint facilement à pied. Le tramway relie l’aéroport au centre en environ 30 minutes, et le réseau Lothian Buses couvre finement les quartiers périphériques. En revanche, la topographie vallonnée limite l’usage intensif du vélo classique ; le vélo électrique devient plus pertinent si vous envisagez une mobilité douce quotidienne.
Glasgow, plus étendue, se parcourt grâce à un maillage de bus et surtout à son métro circulaire, la fameuse « Clockwork Orange ». Quinze stations forment une boucle autour du centre et du West End, rendant les déplacements rapides entre zones commerçantes, universités et quartiers résidentiels. La ville a également mis en place des systèmes de vélos en libre-service (Nextbike, par exemple), bien adaptés à sa topographie plus clémente. Pour un séjour où vous changez souvent de quartier dans la même journée, Glasgow facilite les transitions rapides sans voiture.
Culture, patrimoine et vie nocturne : choisir entre scène alternative de glasgow et classicisme d’édimbourg
Musées et galeries incontournables : kelvingrove, riverside museum, gallery of modern art, national museum of scotland
Glasgow et Édimbourg offrent toutes deux un réseau très dense de musées, souvent gratuits, ce qui pèse fortement dans le budget culturel. À Glasgow, trois institutions se détachent : le Kelvingrove Art Gallery and Museum, encyclopédique et familial, le Riverside Museum dédié aux transports et au patrimoine industriel, et la Gallery of Modern Art (GoMA) en plein centre. La quasi-totalité des musées municipaux de Glasgow sont gratuits, ce qui permet d’enchaîner plusieurs visites courtes sur la même journée sans contrainte financière.
À Édimbourg, le National Museum of Scotland joue un rôle similaire : collections sur l’histoire, les sciences, la nature et la culture écossaise, accessibles librement. La Scottish National Gallery et ses extensions pour l’art moderne (One et Two) complètent ce cœur muséal. Le Britannia, ancien yacht royal transformé en musée, ajoute une touche plus insolite. Pour un séjour avec enfants ou adolescents, la densité d’offres ludiques et didactiques est comparable, mais Glasgow se distingue par la diversité de ses institutions gratuites, intéressant pour un voyageur au budget serré.
Scène musicale et concerts live : barrowland ballroom, king tut’s wah wah hut, usher hall, festivals de jazz et folk
La réputation musicale de Glasgow dépasse largement les frontières écossaises. La ville a vu émerger des groupes majeurs (Simple Minds, Franz Ferdinand, Texas) et continue de cultiver une scène live d’une rare intensité. Des salles mythiques comme le Barrowland Ballroom ou le King Tut’s Wah Wah Hut accueillent des concerts presque chaque soir, allant de la scène indépendante aux groupes internationaux. Pour vous, amateur de rock, de folk ou de musiques alternatives, séjourner à Glasgow, c’est disposer d’une programmation quasi inépuisable, souvent à des tarifs abordables.
Édimbourg n’est pas en reste, mais la vie musicale y est plus saisonnière. L’Usher Hall, le Queen’s Hall ou encore le Jazz Bar offrent de belles programmations, mais le sommet reste la période des festivals d’août, lorsque la ville se transforme en scène géante. La différence est nette : pour une immersion dans une culture musicale du quotidien, Glasgow prend l’avantage ; pour une expérience concentrée et spectaculaire sur quelques semaines, Édimbourg devient imbattable.
Théâtre, comédie et spectacles : theatre royal glasgow, king’s theatre, festival fringe d’édimbourg
Les deux villes possèdent une solide tradition théâtrale. À Glasgow, le Theatre Royal, le King’s Theatre ou le Citizens Theatre programment opéras, comédies musicales, pièces contemporaines et classiques. L’offre est régulière tout au long de l’année, idéale si vous souhaitez intégrer un spectacle en soirée dans un city break, sans viser une période précise.
Édimbourg, elle, change d’échelle avec le Festival Fringe et l’Edinburgh International Festival. Pendant le mois d’août, des milliers de représentations envahissent salles, caves, pubs et rues. C’est le plus grand festival de spectacles au monde, un véritable « marathon culturel » où vous pouvez passer d’un one-man-show à une troupe expérimentale en quelques rues. La contrepartie ? Hébergements plus chers, fréquentation intense et nécessité de réserver certaines places à l’avance. Pour un séjour théâtral intensif, cette expérience reste unique en Europe.
Pubs, whisky et nightlife : ashton lane, finnieston à glasgow, grassmarket et rose street à édimbourg
La vie nocturne écossaise s’organise largement autour du pub, véritable institution sociale. À Glasgow, le quartier de Finnieston et l’animation d’Ashton Lane dans le West End concentrent bars, gastropubs, microbrasseries et adresses spécialisées dans le whisky. L’ambiance y est jeune, étudiante, souvent créative, avec de nombreux lieux proposant de la musique live. Vous y trouverez facilement des cartes de bières artisanales et de single malts à déguster au comptoir.
Édimbourg mise davantage sur un mélange de tradition et de tourisme international. Grassmarket, juste en contrebas du château, aligne pubs historiques, terrasses et restaurants, tandis que Rose Street et le Royal Mile offrent une forte densité d’adresses typiques. Les amateurs de whisky peuvent compléter ces soirées par une visite de la Scotch Whisky Experience, très pédagogique. La différence d’atmosphère est subtile : Glasgow plus alternative et locale, Édimbourg plus carte postale et patrimoniale, surtout en haute saison.
Événements et grands rendez-vous : hogmanay, edinburgh international festival, celtic connections à glasgow
L’Écosse vit au rythme de quelques grands événements qui peuvent orienter votre choix de ville. Édimbourg est mondialement connue pour son Hogmanay, le Nouvel An écossais, célébré par des concerts de rue, un feu d’artifice géant et des processions aux flambeaux. L’Edinburgh International Festival et le Fringe, en août, attirent à eux seuls plus de 4 millions de visiteurs chaque année, soit davantage que certains grands événements sportifs mondiaux, ce qui donne une idée de l’intensité culturelle de la capitale à cette période.
Glasgow a sa propre identité événementielle : le festival de musique Celtic Connections en janvier, qui rassemble plus de 2 000 artistes sur plusieurs semaines, ou encore de nombreux rendez-vous autour du design, du cinéma et des musiques actuelles. Si vous cherchez un événement majeur hors haute saison touristique, Glasgow devient une excellente base, moins chère et moins saturée tout en offrant une programmation pointue.
Budget voyage et coût de la vie : glasgow ou édimbourg pour un séjour économique
Hébergement : comparaison des prix airbnb, auberges de jeunesse (safestay, euro hostel, kick ass hostels)
Sur le plan du logement, Édimbourg affiche en moyenne des tarifs 10 à 20 % plus élevés que Glasgow pour des catégories équivalentes, surtout en août et lors des grands événements. Les plateformes de location type Airbnb montrent régulièrement une nuitée médiane plus chère en centre historique d’Édimbourg que dans le West End ou Merchant City à Glasgow. Cette différence se ressent aussi sur les hôtels milieu de gamme, où la capitale se rapproche parfois des prix londoniens en haute saison.
Pour un budget maîtrisé, les auberges de jeunesse constituent une option clé. À Édimbourg, des établissements comme Safestay ou Kick Ass Hostels proposent des dortoirs bien situés près de l’Old Town. À Glasgow, Euro Hostel et plusieurs chaînes internationales se trouvent en centre-ville, à proximité immédiate des gares. Sur une semaine, l’écart peut représenter plusieurs centaines d’euros pour une famille ou un groupe, surtout si vous ciblez des dates très demandées comme Hogmanay ou le Fringe.
Restauration et street food : fin de mois serrée vs restaurants gastronomiques à george street ou finnieston
La restauration reste relativement abordable dans les deux villes, mais là encore, Édimbourg est légèrement plus onéreuse dans les quartiers touristiques. Un repas dans un pub central à Édimbourg peut tourner autour de 15–20 £ par personne (plat + boisson), contre 12–18 £ dans beaucoup d’adresses glaswégiennes comparables. Pour des expériences gastronomiques, George Street et le quartier de Leith à Édimbourg concentrent plusieurs restaurants étoilés ou haut de gamme, là où Finnieston joue le rôle de laboratoire culinaire moderne à Glasgow.
Pour un séjour à budget serré, l’intérêt de Glasgow réside aussi dans une offre de street food et de restaurants ethniques (indien, asiatique, moyen-oriental) très développée, souvent à moins de 10–12 £ le plat. Édimbourg compense par des marchés de producteurs, des food trucks hebdomadaires et une excellente qualité de produits locaux, notamment pour le poisson, les fruits de mer et le bœuf aberdeen-angus. L’arbitrage dépend alors de votre goût pour la « cuisine de marché » ou pour les cuisines du monde revisitées.
Transports urbains : tickets de bus lothian buses, ScotRail, métro de glasgow, pass journée et cartes multi-trajets
Côté budget transport, la différence se joue surtout sur vos habitudes de déplacement. Édimbourg, plus compacte, permet de limiter fortement les coûts si vous privilégiez la marche. Un ticket de bus Lothian Buses coûte environ 2 £, et un pass journée autour de 5–6 £, avec des cartes multi-trajets intéressantes pour un usage régulier. Le tram, plus confortable et fiable pour rejoindre l’aéroport, revient à environ 7–8 £ le trajet simple, 11–12 £ l’aller-retour.
Glasgow oblige davantage à utiliser bus et métro, surtout si vous logez hors hyper-centre. Le ticket de métro à la journée tourne autour de 4,10 £, et les bus proposent des pass illimités pour environ 4,50 £. Sur un séjour de 5 à 7 jours avec déplacements quotidiens, le budget transport urbain reste comparable entre les deux villes, mais un logement bien choisi à Édimbourg peut permettre de réduire encore ces dépenses en concentrant musées et balades dans un rayon facilement marchable.
Activités gratuites et low cost : musées gratuits, parcs, promenades guidées et viewpoints urbains
Pour un voyage économique, la quantité d’activités gratuites est déterminante. Glasgow prend un léger avantage grâce à la gratuité quasi systématique de ses grands musées : Kelvingrove, Riverside Museum, GoMA, Hunterian Museum, sans compter les jardins botaniques, Glasgow Green ou Kelvingrove Park. Des promenades guidées gratuites (« free walking tours » rémunérées au pourboire) existent également, centrées sur le street art ou l’architecture victorienne.
Édimbourg propose aussi de nombreuses options low cost : National Museum of Scotland, Scottish National Gallery, Princes Street Gardens, The Meadows, promenades sur Calton Hill ou Arthur’s Seat. Les free tours se concentrent surtout sur le Royal Mile, les histoires de fantômes et les légendes urbaines. En cumulant ces activités gratuites, il devient tout à fait possible de construire un programme riche en contenu culturel et panoramas sans dépasser un budget modeste, dans les deux villes.
Accès, transports et logistique : planifier son arrivée à glasgow ou édimbourg
Choix de l’aéroport : glasgow airport, edinburgh airport, transfert en tram, bus airlink 100 et lignes express
La desserte aérienne constitue souvent le premier critère logistique. Edinburgh Airport, situé à environ 11 km à l’ouest de la capitale, est relié au centre par le tram (environ 30 minutes) et par le bus express Airlink 100 qui circule 24h/24. Les low cost comme Ryanair et EasyJet, mais aussi des compagnies régulières, y assurent un large choix de liaisons européennes. Glasgow Airport, à Paisley, se trouve à 13 km du centre de Glasgow et propose lui aussi des liaisons directes depuis de nombreuses villes françaises, belges ou suisses.
Les transferts coûtent sensiblement la même chose : 8–10 £ en moyenne en navette ou bus express, 15–20 £ en taxi. Pour un séjour combiné Glasgow–Édimbourg, il est tout à fait envisageable d’atterrir dans une ville et de repartir de l’autre, les aéroports étant bien connectés aux gares principales via bus et tram. La fréquence des vols et les horaires restent souvent le critère décisif plutôt que la ville elle-même, surtout en haute saison touristique.
Liaisons ferroviaires et bus longue distance : waverley station, glasgow central, glasgow queen street, megabus et citylink
Les deux villes constituent de véritables hubs ferroviaires pour l’Écosse. Edinburgh Waverley, plantée entre Old Town et New Town, connecte la capitale à Londres en environ 4 h 30 via la East Coast Main Line, ainsi qu’aux grandes villes du nord de l’Angleterre. Glasgow Central, pour les lignes vers le sud (Angleterre, côte ouest), et Glasgow Queen Street, pour les lignes intérieures écossaises (Inverness, Aberdeen, Oban), assurent un maillage très complet du territoire.
Pour un budget plus serré, les compagnies de bus longues distances comme Megabus et Citylink relient Édimbourg, Glasgow, les Highlands et plusieurs grandes villes britanniques à des prix souvent 30 à 50 % inférieurs au rail, au prix d’un temps de trajet plus long. Pour un voyageur flexible dans ses horaires, ces solutions routières permettent de multiplier les étapes en Écosse sans exploser le budget transport.
Déplacements interurbains : durée et fréquence des trajets Glasgow–Édimbourg en train et en car
La liaison Glasgow–Édimbourg est l’une des plus fréquentées du Royaume-Uni. Les trains ScotRail effectuent le trajet entre Glasgow Queen Street et Edinburgh Waverley en environ 50 minutes, avec en général quatre départs par heure aux heures de pointe. Les tarifs varient selon l’horaire et le degré d’anticipation, mais un aller simple peut se trouver autour de 10–15 £ en avance, davantage en dernière minute ou en heure de pointe.
Les bus (Citylink, Megabus) proposent une alternative à partir de 5–8 £ le trajet, pour des durées de 1h15 à 1h30 selon le trafic. Cette excellente fréquence simplifie les séjours « mixte » : dormir une semaine dans une ville et consacrer une ou deux journées à l’autre sans louer de voiture. Pour un premier voyage en Écosse, cette flexibilité limite les contraintes logistiques tout en maximisant la variété des expériences urbaines.
Conduite et location de voiture : périphériques, stationnement, zones à trafic restreint et péages urbains
Si vous envisagez d’explorer les Highlands ou les côtes avec une voiture de location, quelques éléments pratiques méritent attention. La conduite à gauche impose une petite adaptation, mais les routes écossaises hors grands axes sont généralement tranquilles. Glasgow dispose d’un réseau de voies rapides et d’un périphérique intérieur qui facilite l’accès au Loch Lomond ou aux Trossachs. Les parkings centraux sont souvent payants et relativement chers, avec une tendance à la mise en place de zones à trafic limité.
Édimbourg, plus dense et construite sur des collines, est moins agréable à parcourir en voiture. Le stationnement résidentiel réglementé et les espaces restreints incitent à laisser le véhicule en périphérie ou dans un parking à la journée, puis à circuler à pied ou en bus. Aucune des deux villes n’applique à ce jour de péage urbain de type congestion charge comme à Londres, mais la politique de réduction du trafic automobile au centre se renforce progressivement. Pour un séjour court, il devient souvent plus pratique de ne louer une voiture qu’aux jours d’excursion hors des villes.
Tourisme urbain et sites emblématiques : itinéraires détaillés pour glasgow et édimbourg
Parcours historique à édimbourg : château d’édimbourg, royal mile, holyrood palace, arthur’s seat
Un itinéraire classique à Édimbourg commence au Château, perché sur son rocher volcanique. La visite donne un aperçu de l’histoire politique et militaire de l’Écosse, des joyaux de la couronne aux prisons de guerre. En descendant le Royal Mile, vous traversez un concentré de patrimoine : closes médiévales, musées, cathédrale St Giles et maisons anciennes comme la John Knox House. Le bas de la vieille ville mène au Palais de Holyrood, résidence royale, et au Parlement écossais moderne.
Pour prolonger ce parcours, l’ascension d’Arthur’s Seat offre une randonnée urbaine de 1h30 à 2h, récompensée par une vue sur la ville, la mer du Nord et les Pentland Hills. Calton Hill, plus accessible, fournit un point de vue spectaculaire au coucher du soleil, avec ses monuments néoclassiques. En une journée, ce circuit permet de saisir la dimension historique, symbolique et paysagère de la capitale, particulièrement adapté à un premier séjour.
Glasgow design et architecture moderne : clyde arc, the SSE hydro, SEC centre, glasgow science centre
À Glasgow, un itinéraire « design et architecture moderne » suit la Clyde vers l’ouest. En partant du centre, le Clyde Arc, pont aux lignes futuristes, mène vers un quartier entièrement reconstruit sur les anciens chantiers navals. L’ensemble formé par le SEC Centre, le SSE Hydro et l’Auditorium dessine une silhouette reconnaissable entre toutes, souvent comparée à des coques de bateau ou à un bras d’armure.
De l’autre côté de la rivière, le Glasgow Science Centre et sa tour inclinée complètent ce paysage résolument contemporain. Ce secteur illustre la reconversion d’une ville industrielle en métropole de services, de culture et d’événementiel. Pour un passionné d’urbanisme, cet itinéraire permet de comparer directement l’héritage victorien du centre à ce front d’eau moderne, en quelques stations de métro ou une marche d’une trentaine de minutes.
Universités et quartiers étudiants : university of glasgow, university of strathclyde, university of edinburgh
Les universités jouent un rôle central dans l’ambiance de chaque ville. La University of Glasgow, avec ses bâtiments néogothiques, rappelle presque un décor de Harry Potter. Autour, le West End concentre librairies d’occasion, cafés, bars étudiants et petites salles de concert. La University of Strathclyde, plus récente, s’inscrit dans le tissu du centre-ville, renforçant la vitalité diurne et nocturne de Glasgow.
À Édimbourg, la University of Edinburgh occupe plusieurs campus autour de l’Old Town et de Southside. Sa présence crée une atmosphère intellectuelle et cosmopolite très marquée, notamment dans les cafés et pubs de Nicolson Street, Bristo Square ou Marchmont. Pour un séjour plus long (semestre, année universitaire, télétravail prolongé), l’environnement académique et la qualité des bibliothèques peuvent devenir des critères déterminants, avec un léger avantage à Édimbourg pour la concentration d’institutions de recherche et de centres culturels.
Parcs urbains et espaces verts : glasgow green, kelvingrove park, princes street gardens, the meadows
Les espaces verts urbains structurent aussi l’identité des deux villes. Glasgow s’affirme comme l’une des villes les plus vertes du Royaume-Uni, avec des parcs vastes et variés : Glasgow Green, le long de la Clyde, accueille désormais des festivals et des marchés, tandis que Kelvingrove Park offre pelouses, bosquets et vues sur l’université. Les jardins botaniques de Glasgow complètent le tableau, avec leurs serres victoriennes et leurs collections tropicales.
Édimbourg dispose de parcs plus centraux et plus intimement liés à la topographie : Princes Street Gardens s’étendent dans l’ancienne vallée glacière entre Old Town et New Town, The Meadows forment un grand espace de pique-nique et de sport au sud du centre, et le Royal Botanic Garden, légèrement excentré, propose un remarquable « poumon vert » avec serres et parcours thématiques. Dans les deux cas, ces parcs permettent de faire une pause nature en quelques minutes de marche depuis les artères commerçantes.
Shopping et centres commerciaux : buchanan street, st enoch centre, princes street, multrees walk
Pour le shopping, Glasgow et Édimbourg rivalisent également, mais avec des nuances. Glasgow est souvent présentée comme la deuxième destination de shopping du Royaume-Uni après Londres. Buchanan Street, bordée de grandes enseignes, mène aux centres commerciaux Buchanan Galleries et St Enoch Centre. Les adeptes de grandes marques internationales, de chaînes de mode et de boutiques de sport trouvent ici un choix très large, complété par des magasins plus indépendants dans le West End.
Édimbourg concentre ses grandes enseignes sur Princes Street, avec une vue directe sur le château et les jardins, ce qui rend l’expérience plus spectaculaire. Multrees Walk, non loin de là, regroupe des marques de luxe et des enseignes premium. Pour des souvenirs plus typiques (tweed, whisky, céramiques, affiches vintage), les boutiques du Royal Mile et de Grassmarket restent incontournables, même si les prix peuvent grimper dans les zones les plus touristiques.
| Critère | Glasgow | Édimbourg |
|---|---|---|
| Ambiance urbaine | Industrielle, créative, alternative | Historique, classique, théâtrale |
| Budget moyen | Légèrement plus bas | Légèrement plus élevé |
| Accès Highlands | Idéal pour l’ouest et les lochs | Idéal pour l’est et la côte |
| Vie nocturne | Scène musicale quotidienne forte | Pic de festivités en août et au Nouvel An |
Excursions et accès aux highlands : quelle ville comme base stratégique
Depuis glasgow : loch lomond, trossachs, oban, glencoe, île de mull et itinéraires en bus ou self-drive
Pour les excursions vers les montagnes et les lochs, Glasgow offre une position privilégiée vers l’ouest. Loch Lomond et le parc national des Trossachs se trouvent à environ 30–40 minutes de route ou de bus, ce qui permet de réaliser des randonnées, des croisières et des pique-niques en mode « aller-retour dans la journée ». Des lignes de bus régulières ainsi que des tours organisés facilitent l’accès même sans voiture.
Plus au nord-ouest, Oban et Glencoe se rejoignent en 2 à 3 heures de route, ouvrant l’accès à des paysages de montagnes abruptes, de vallées glaciaires et de côtes découpées. Depuis Oban, les ferries desservent l’île de Mull et, au-delà, Iona ou Staffa. Pour un séjour où la nature sauvage et les Highlands « de carte postale » occupent une large part du programme, Glasgow constitue une base logistique très efficace, surtout en self-drive.
Depuis édimbourg : st andrews, north berwick, rosslyn chapel, fife coastal path
Depuis Édimbourg, les escapades prennent une autre couleur, plus littorale et historique. St Andrews, berceau du golf moderne et ville universitaire, se trouve à environ 1h30 de route ou de bus, avec ses plages, ses ruines de cathédrale et son château surplombant la mer. North Berwick, à moins d’une heure, offre un front de mer charmant, des falaises et des excursions vers les îles du Firth of Forth, riches en oiseaux marins.
Plus près encore, la chapelle de Rosslyn, à une quinzaine de kilomètres au sud, attire par son architecture gothique flamboyante et ses sculptures mystérieuses, popularisées par la fiction contemporaine. Le Fife Coastal Path, facilement accessible en train ou en bus, permet d’enchaîner petits ports de pêche, villages colorés et plages, dans un esprit de randonnée côtière douce. Pour un voyageur attiré par le patrimoine, la mer et les petites villes historiques, Édimbourg s’impose alors comme une base stratégique pertinente.
Circuits vers l’île de skye : agences (rabbie’s, timberbush), départs de glasgow vs édimbourg
L’île de Skye figure souvent en haut de la liste des envies pour un voyage en Écosse. Des agences comme Rabbie’s ou Timberbush proposent des circuits de 2 à 3 jours au départ de Glasgow comme d’Édimbourg. Les itinéraires diffèrent légèrement : depuis Glasgow, les bus traversent plus rapidement les Highlands de l’ouest, passant souvent par Glencoe et Fort William, alors que depuis Édimbourg, le parcours inclut plus volontiers Perthshire et la région du Loch Ness.
Le choix du point de départ peut donc orienter votre perception du pays : plus de montagnes abruptes et de lochs profonds au départ de Glasgow, davantage de paysages mixtes (champs, forêts, montagnes douces) et d’arrêts patrimoniaux au départ d’Édimbourg. Dans les deux cas, réserver tôt en haute saison reste indispensable, ces circuits affichant régulièrement complet plusieurs semaines à l’avance.
Observation de la faune et randonnées côtières : firth of forth, croisières vers inchcolm, réserves naturelles
Pour l’observation de la faune et les randonnées côtières, la région d’Édimbourg offre un terrain de jeu remarquable. Le Firth of Forth est un excellent spot pour apercevoir phoques, oiseaux marins et parfois dauphins lors de croisières vers les îles comme Inchcolm ou Bass Rock. Les réserves naturelles et les plages de l’East Lothian proposent des balades faciles, adaptées aux familles, avec vues sur la mer du Nord et les célèbres ponts du Forth en toile de fond.
Depuis Glasgow, l’accès à la faune se fait davantage via les lochs et les zones de montagnes : cerfs, rapaces, loutres et parfois aigles peuvent être observés dans les Trossachs, à Glencoe ou sur les îles de la côte ouest. Ces sorties demandent souvent un peu plus de trajet et une organisation plus « outdoor », mais offrent une immersion forte dans la nature sauvage. Entre rivages marins autour d’Édimbourg et Highlands autour de Glasgow, votre profil de randonneur et d’amateur de faune fera pencher la balance vers l’une ou l’autre de ces deux bases écossaises.