Voyager par la mer entre l’Italie et la Turquie fait rêver : quitter l’Adriatique, traverser la mer Ionienne puis l’Égée, avec la liberté d’embarquer voiture ou moto et d’éviter des milliers de kilomètres d’autoroute. Pourtant, lorsqu’il s’agit de trouver un ferry Italie–Turquie, la réalité est plus complexe : peu de lignes directes, beaucoup d’itinéraires combinés, et un marché dominé par le trafic Ro-Ro de fret. Pour organiser ce type de voyage, vous avez besoin d’une vision claire des options, des contraintes réglementaires et des astuces pratiques pour optimiser coûts, temps et confort.
Liaisons maritimes actuelles entre l’italie et la turquie : panorama des lignes régulières et des options indirectes
Analyse des lignes de ferry opérées par grimaldi lines, minoan lines et anek superfast entre l’italie et la grèce
Actuellement, il n’existe pas de ferry passagers régulier direct entre l’Italie et la Turquie. Le schéma le plus réaliste passe donc par la Grèce. Les grands armateurs comme Grimaldi Lines, Minoan Lines et Anek Superfast opèrent plusieurs routes stratégiques entre l’Italie (surtout Adriatique) et la Grèce continentale. Ces lignes relient notamment Bari, Brindisi, Ancône, Venise et parfois Trieste aux ports d’Igoumenitsa et de Patras, qui servent ensuite de portes d’entrée vers la Turquie via la route ou d’autres ferries.
En haute saison, ces compagnies proposent souvent plusieurs départs par jour sur certains axes, avec des traversées de 8 à 22 heures selon le port de départ. Vous pouvez réserver cabine, siège inclinable ou simple passage pont pour réduire le budget. Les comparateurs spécialisés de ferries jouent ici un rôle clé pour visualiser les horaires et tarifs sur une seule interface et ainsi optimiser un itinéraire combiné Italie–Grèce–Turquie.
Correspondances maritimes et routières depuis bari, brindisi et ancona vers igoumenitsa et patras, puis vers la turquie (izmir, çeşme, istanbul)
Depuis Bari et Brindisi, les options les plus courantes sont les routes vers Igoumenitsa, très prisées des voyageurs en voiture vers la Turquie. D’Igoumenitsa, vous rejoignez ensuite Thessalonique, Alexandroupoli puis la frontière turque en suivant le réseau autoroutier grec. Avec un véhicule, l’itinéraire Igoumenitsa–Istanbul représente environ 700 à 800 km, soit une journée de route avec pauses raisonnables.
Depuis Ancône, les traversées vers Patras sont plus longues mais intéressantes pour qui part du nord ou du centre de l’Italie. Patras est reliée à Athènes par une autoroute moderne, puis la route continue vers la Thrace et la Turquie. Ce type d’itinéraire indirect permet de contourner les Balkans, et d’éviter certaines zones routières congestionnées ou fatigantes, au prix d’un temps global de voyage comparable.
Traversées Rovinj–Trieste–Istanbul via croisières et cabotage en mer adriatique et mer égée
Pour les voyageurs sans véhicule ou intéressés par un parcours plus « cabotage », une combinaison croisière + segments courts en ferry peut être envisagée. Des départs existent depuis la côte croate (Rovinj, Split, Dubrovnik) vers l’Italie du Nord ou vers la Grèce, mais ces liaisons sont souvent saisonnières et orientées tourisme. L’idée consiste à rejoindre Trieste ou Venise, embarquer vers la Grèce, puis continuer vers la Turquie par voie maritime ou aérienne.
Certaines croisières en mer Adriatique et Égée effectuent des escales à Istanbul, Kusadasi, Bodrum ou Marmaris, mais il s’agit alors de produits touristiques packagés, sans transport de véhicule et sans possibilité de découper facilement le trajet en segments indépendants. Pour vous, ces formules restent intéressantes si l’objectif principal est la croisière et non le simple « transport » entre l’Italie et la Turquie.
Combinaisons ferry + bus longue distance entre ports italiens (bari, brindisi) et hubs turcs (istanbul, ankara, antalya)
Si vous voyagez sans voiture ou moto, les combinaisons ferry Italie–Grèce puis bus longue distance jusqu’en Turquie sont souvent économiquement attractives. De nombreuses compagnies de bus internationales relient Athènes, Thessalonique ou Alexandroupoli à Istanbul, Ankara ou Antalya. Les prix restent, en général, inférieurs à un billet d’avion réservé tardivement, surtout en haute saison.
Le schéma typique ressemble à ceci : ferry de nuit Bari–Igoumenitsa ou Brindisi–Igoumenitsa, correspondance bus vers Thessalonique, puis bus de nuit vers Istanbul. Les plateformes d’itinéraires multimodaux de type metasearch sont particulièrement utiles pour visualiser ces combinaisons et repérer les meilleures fenêtres de correspondance, afin d’éviter les longues attentes dans les terminaux ou gares routières.
Traversées directes Italie–Turquie : état du marché, offres saisonnières et projets de lignes
Historique des liaisons maritimes directes entre l’italie et la turquie (Ancône–Çeşme, Brindisi–Istanbul, Trieste–Izmir)
Jusqu’en 2010, la ligne Ancône–Çeşme exploitée par Marmara Lines offrait une liaison directe très appréciée des voyageurs en voiture, moto ou camping-car. Le trajet durait environ 49 heures, soit deux jours complets et trois nuits avec embarquement/débarquement, et permettait d’éviter entièrement les postes frontières terrestres. D’autres lignes ont existé par le passé, comme Brindisi–Istanbul ou certaines dessertes saisonnières vers Izmir, mais elles ont progressivement disparu, faute de rentabilité et sous la pression du transport aérien low cost.
Les témoignages de voyageurs ayant emprunté ces lignes font état de tarifs autour de 600 € pour deux personnes avec moto ou side-car, cabine incluse, repas compris. En comparaison, un voyage par la route peut revenir moins cher mais implique fatigue, péages, carburant et parfois des files d’attente considérables aux frontières, notamment l’été pour les retours au pays.
Rôle des armateurs méditerranéens (grimaldi, ekol logistics, DFDS) dans le transport Ro-Ro et passagers
Le marché Italie–Turquie est aujourd’hui dominé par les flux de fret. Des armateurs comme Grimaldi, Ekol Logistics ou DFDS exploitent des navires Ro-Ro (roll-on/roll-off) principalement destinés aux camions et aux remorques. Ces routes, très structurantes pour le commerce entre l’Union européenne et la Turquie, relient notamment les ports de Trieste, Ravenna ou Bari à Pendik (près d’Istanbul), Izmir ou Mersin.
Certaines de ces lignes Ro-Ro acceptent un nombre limité de passagers non routiers, souvent avec des conditions très particulières (pas de passager piéton, véhicule obligatoire, réservation par agents maritimes, horaires flexibles). Cette réalité explique pourquoi vous trouvez peu d’informations claires sur les sites publics : ce n’est pas un produit de « ferry grand public », mais un service freight avec capacité passagers résiduelle.
Lignes Ro-Ro fret avec possibilité limitée pour passagers entre trieste, ravenna et les ports turcs de pendik, mersin, izmir
Les lignes Trieste–Çeşme ou Trieste–Pendik, parfois mentionnées par des motards ou des voyageurs en side-car, fonctionnent sur ce modèle. Un seul navire, quelques cabines, une majorité de remorques et de camions, peu d’animations et un rythme de navigation dicté par la logistique. À bord, l’accès aux ponts extérieurs est souvent restreint pour des raisons de sécurité, et la langue de travail reste majoritairement le turc.
En pratique, un trajet Ro-Ro Trieste–Turquie peut durer de 48 à 72 heures selon le port d’arrivée et la saison, auxquels s’ajoutent les temps de chargement/déchargement. Pour vous, ce type de solution a du sens si l’objectif principal est d’éviter la route, que le budget est compatible (budget comparable ou supérieur à un ferry classique + carburant), et que le confort rudimentaire ne pose pas de problème.
Projets annoncés de nouvelles lignes touristiques en adriatique et mer égée et contraintes économiques
Régulièrement, des projets de nouvelles lignes touristiques Italie–Turquie sont évoqués dans la presse locale ou par certains acteurs du secteur. Les annonces concernent souvent des liaisons saisonnières combinant croisière et transport de véhicules, ou des projets de cabotage entre ports adriatiques et égéens. Pourtant, peu de ces projets aboutissent durablement.
Les raisons sont avant tout économiques : concurrence très forte de l’avion low cost, coûts en carburant élevés, besoin de remplir les navires dans les deux sens, saisonnalité marquée de la demande touristique. Ajoutez à cela les contraintes réglementaires et les standards de sûreté ISPS toujours plus exigeants, et vous obtenez un modèle économique fragile. Résultat : pour l’instant, le voyageur qui cherche un ferry direct Italie–Turquie doit encore miser sur des solutions indirectes et des itinéraires combinés.
Itinéraires combinés ferry + avion entre l’italie et la turquie pour voyageurs individuels
Itinéraire Bari–Corfou–Igoumenitsa–Istanbul : optimisation des correspondances ferry et vols low cost
Pour réduire à la fois le temps de trajet et le budget, une solution pragmatique consiste à combiner ferry et vol low cost. Un exemple d’itinéraire efficace : Bari–Corfou–Igoumenitsa en ferry, puis vol Corfou–Istanbul ou Thessalonique–Istanbul. Corfou est desservie par plusieurs compagnies aériennes saisonnières reliant l’Italie et la Turquie via Athènes ou directement.
Cette configuration vous permet de profiter de la mer Ionienne, de limiter les kilomètres en voiture et de bénéficier des tarifs agressifs des compagnies aériennes sur des tronçons courts. L’optimisation repose sur une gestion fine des correspondances : il est prudent de prévoir plusieurs heures de marge entre l’arrivée du ferry et le décollage, voire une nuit sur place en haute saison, les retards étant fréquents sur certaines lignes maritimes estivales.
Schéma Naples–Palermo–Athènes–Bodrum via compagnies maritimes régionales et hubs aériens grecs
Pour les voyageurs du sud de l’Italie, un schéma différent peut être envisagé : départ de Naples vers Palerme, ferry Palerme–Grèce (lignes saisonnières ou via autre escale), puis vol Athènes–Bodrum. Ce type d’itinéraire nécessite souvent des ajustements année après année, car les lignes Palerme–Grèce peuvent être modifiées ou suspendues selon la demande.
Athènes, et plus précisément l’aéroport d’Elefthérios-Venizélos, joue un rôle de hub majeur : les liaisons vers Istanbul, Izmir, Bodrum ou Antalya y sont nombreuses, avec plusieurs vols par jour en haute saison. En pratique, préparer un trajet « Naples–Turquie par la mer et les airs » revient à assembler un puzzle de segments exploitables, en surveillant les horaires et les saisons d’opération de chaque compagnie.
Combinaisons Civitavecchia–Cagliari–Athènes–Izmir avec focus sur les temps d’escale et la billetterie
Depuis le centre de l’Italie, un itinéraire possible consiste à quitter Civitavecchia vers Cagliari (Sardaigne), puis à rejoindre la Grèce via d’autres ferries, avant de poursuivre en avion vers Izmir. Ce schéma, plus « voyage d’agrément » que solution purement utilitaire, offre l’avantage de multiples escales touristiques : Sardaigne, peut-être une île grecque, puis la côte égéenne turque.
Pour vous, la principale difficulté réside dans la gestion des billets : la plupart des compagnies proposent des titres de transport par segment. Il faut donc réserver séparément chaque tronçon (Italie–Sardaigne, Sardaigne–Grèce, Grèce–Turquie), avec une attention particulière aux temps d’escale. Une marge de 24 heures entre deux segments distincts réduit significativement les risques de pertes de correspondance non couvertes par les assurances.
Gestion des réservations multi-segments : plateformes comme direct ferries, aferry, Rome2Rio et sites d’armateurs
Pour un itinéraire complexe Italie–Turquie mélangeant ferry, avion, bus ou train, la clé est d’utiliser des plateformes capables d’agréger les données : moteurs de comparaison de ferries, métamoteurs d’itinéraires multimodaux, sites d’armateurs pour la vérification finale des horaires. En pratique, un bon réflexe consiste à identifier d’abord les grands segments (Italie–Grèce, Grèce–Turquie), puis à affiner avec les détails (ports précis, compagnies, jours de départ).
L’un des avantages de ces outils est la mise à jour régulière des horaires saisonniers et l’affichage des options flexibles (modification possible, billets « open » ou semi-flexibles). Pour un projet lointain, par exemple un départ l’année suivante, une première simulation permet de cadrer le budget, puis une veille quelques mois avant le départ aide à saisir les meilleures opportunités tarifaires.
Stratégies pour réduire les coûts (early booking, saison intermédiaire, cabines partagées)
Entre l’Italie et la Turquie, le prix final de votre itinéraire maritime et aérien dépend fortement de trois facteurs : la saison, l’anticipation et le niveau de confort choisi à bord. Voyager en saison intermédiaire (mai–juin ou septembre–octobre) permet souvent d’économiser 20 à 40 % sur les billets de ferry et d’avion par rapport au pic de juillet–août. L’early booking (réservation précoce) est particulièrement efficace sur les lignes Italie–Grèce, où certaines compagnies proposent des réductions cumulables.
Sur les ferries de nuit, opter pour un fauteuil inclinable ou une cabine partagée plutôt qu’une cabine privée peut faire baisser sensiblement le coût, tout en conservant un niveau de confort acceptable. Enfin, une stratégie intelligente consiste à concentrer les dépenses sur le segment critique (par exemple avion Athènes–Istanbul) et à choisir des options plus économiques pour les tronçons plus souples, comme un siège plutôt qu’une cabine sur une traversée courte.
Ports clés en italie pour rejoindre la turquie : caractéristiques techniques et accessibilité
Port de bari : terminaux passagers, liaisons avec igoumenitsa, patrasso et réseau autoroutier italien
Le port de Bari est l’un des principaux points de départ vers la Grèce, donc indirectement vers la Turquie. Il dispose de terminaux passagers modernes, équipés pour le trafic international avec contrôle des documents, zones d’attente et embarquement des véhicules sur plusieurs niveaux. Bari est relié à l’autoroute A14, ce qui facilite l’accès depuis le nord et le centre de l’Italie.
Les lignes Bari–Igoumenitsa et Bari–Patras sont exploitées toute l’année, avec une augmentation significative des fréquences en été. Pour un projet de voyage en Turquie avec voiture ou moto, Bari offre un bon compromis entre distance routière raisonnable depuis de nombreuses régions italiennes et large choix de traversées vers la Grèce occidentale.
Port de brindisi : liaisons vers vlora, igoumenitsa et intégration avec l’aéroport de Brindisi–Salento
Brindisi, plus au sud, est également un hub important. Ses ferries servent non seulement Igoumenitsa, mais aussi Vlora (Albanie), ouvrant d’autres routes possibles vers la Turquie via les Balkans. Le port est proche de l’aéroport de Brindisi–Salento, ce qui permet des combinaisons ferry + avion intéressantes pour qui voyage sans véhicule ou envisage un aller en bateau et retour en avion.
Les terminaux de Brindisi sont généralement moins encombrés que ceux de Bari ou Ancône en haute saison, ce qui peut représenter un avantage si vous souhaitez limiter le stress des embarquements. L’intégration avec les transports publics locaux reste toutefois plus limitée : en pratique, l’accès optimal se fait en voiture, taxi ou navette dédiée selon les lignes.
Port d’ancône : connexions ferry avec split, zadar, durrës et infrastructures intermodales
Le port d’Ancône, sur la côte adriatique centrale, joue un double rôle : porte d’entrée vers la Croatie (Split, Zadar) et vers l’Albanie (Durrës), mais aussi vers la Grèce (Patras). Ses infrastructures intermodales (gare ferroviaire proche, réseau autoroutier A14) en font un point de départ judicieux pour les voyageurs venant du nord de l’Italie, de France ou d’Allemagne.
Historiquement, Ancône a accueilli la célèbre ligne Ancône–Çeşme. Aujourd’hui, même si cette connexion n’existe plus pour les passagers, l’expertise locale en matière de ferries long-courriers reste un atout : capacité d’accueil de gros navires, services pour les véhicules de tourisme, espaces de contrôle adaptés aux flux internationaux. Pour votre itinéraire vers la Turquie, Ancône est souvent synonyme de traversées plus longues, mais qui peuvent faire gagner des kilomètres de route.
Rôle de trieste comme hub Ro-Ro vers pendik et izmir pour les flux Italie–Turquie
Trieste occupe une place à part : plus qu’un port de passagers, c’est un hub stratégique pour le transport Ro-Ro entre l’Italie et la Turquie. De nombreuses lignes y relient les ports turcs de Pendik (zone d’Istanbul), Izmir et parfois Mersin. Ce trafic est majoritairement constitué de camions et de semi-remorques, mais certaines dessertes acceptent, de façon limitée, les véhicules particuliers avec passagers.
Pour un voyageur averti, Trieste peut donc devenir la clé d’un trajet Italie–Turquie sans traverser les Balkans. L’accès à l’information se fait souvent via des agents maritimes locaux ou des contacts directs avec les compagnies. Le niveau de service à bord est fonction du navire : de la cabine simple mais confortable au logement plus basique, toujours dans une logique freight-first plutôt que tourisme.
Ports turcs reliés indirectement à l’italie : profils des destinations et types de trafic
Port d’izmir : terminaux passagers, croisières en mer égée et connexions routières vers éphèse, kuşadası
Izmir, troisième plus grande ville de Turquie, dispose d’un port polyvalent. La partie passagers accueille quelques croisières en mer Égée et des liaisons régionales, tandis que le fret est traité sur des terminaux distincts, reliés aux lignes Ro-Ro en provenance d’Italie. Pour un voyageur arrivant en Turquie par la route ou via la Grèce, Izmir est un excellent point d’entrée vers l’Anatolie égéenne.
Depuis Izmir, vous rejoignez facilement Éphèse, Kuşadası et la péninsule de Çeşme grâce à un réseau autoroutier performant. Les temps de trajet sont courts : environ 1 h pour Éphèse, 1 h 15 pour Kuşadası, et moins d’une heure pour Çeşme. Cette configuration en fait un hub pratique pour combiner arrivée maritime et road trip le long de la côte égéenne.
Port d’istanbul (galata, yenikapı, pendik) : desserte urbaine, liaisons domestiques et cabotage en mer de marmara
Le complexe portuaire d’Istanbul est réparti sur plusieurs sites : Galata et Karaköy pour les croisières, Yenikapı pour les ferries rapides domestiques, et Pendik sur la rive asiatique pour le trafic Ro-Ro international. Aujourd’hui, l’essentiel du trafic Italie–Turquie arrive en amont à Pendik via les lignes Ro-Ro de Trieste, Ravenna ou Bari, puis bascule sur le réseau routier turc.
Pour vous, Istanbul est le pivot naturel d’un voyage maritime vers la Turquie : même si vous arrivez par avion à partir de la Grèce, la ville offre ensuite une multitude de possibilités de ferries domestiques vers Bursa, Bandırma, Yalova ou encore les îles de la mer de Marmara. Le système de transport local intègre finement ces bateaux avec le métro, le tramway et les bus, ce qui facilite les déplacements multi-modaux.
Ports touristiques de bodrum, marmaris, kuşadası : liaisons avec les îles grecques (kos, rhodes, samos)
Sur la côte sud-ouest turque, les ports de Bodrum, Marmaris et Kuşadası sont avant tout des destinations touristiques. Leur importance pour un trajet Italie–Turquie réside dans les liaisons fréquentes avec les îles grecques proches : Kos, Rhodes, Samos et parfois Chios. Ces traversées, souvent rapides (20 minutes à 2 heures), acceptent généralement les passagers piétons et parfois les véhicules.
Pour un itinéraire combiné, vous pouvez par exemple rejoindre Athènes en ferry ou par avion, puis prendre un ferry Athènes–Kos, avant d’embarquer vers Bodrum. Ce jeu de « sauts de puce » est particulièrement apprécié des voyageurs au long cours, qui préfèrent multiplier les escales insulaires plutôt que de chercher la connexion la plus directe.
Port de çeşme : anciennes liaisons Ro-Ro avec l’italie et liens actuels avec chios et le réseau routier turc
Le port de Çeşme est connu pour avoir accueilli l’ancienne liaison Ancône–Çeşme de Marmara Lines. Aujourd’hui, il sert surtout de point de passage vers l’île grecque de Chios, avec plusieurs traversées hebdomadaires opérées par des compagnies locales. Le trafic reste essentiellement touristique, avec des passagers en excursion à la journée ou en court séjour.
Sur le plan routier, Çeşme est relié à Izmir par une autoroute rapide, ce qui permet de rejoindre ensuite le reste de la Turquie sans difficulté. Pour un voyageur souhaitant recréer, autant que possible, l’esprit de l’ancienne ligne directe Italie–Çeşme, une combinaison Italie–Grèce–Chios–Çeşme reste l’option la plus cohérente, même si elle implique plusieurs changements de bateau.
Formalités, réglementation maritime et préparation d’un voyage en bateau Italie–Turquie
Documents requis : passeport, carte d’identité, e-visa turquie, conditions pour les citoyens UE et non-UE
Pour un voyage Italie–Turquie par bateau, les règles de documents sont identiques à celles d’un trajet aérien. Les citoyens de l’Union européenne doivent généralement présenter un passeport valable au moins 6 mois après la date de retour, même si une carte d’identité peut suffire pour certains tronçons intra-UE (Italie–Grèce). L’entrée en Turquie se fait avec un passeport, plus éventuellement un e-Visa selon la nationalité.
Les citoyens non-UE doivent vérifier les exigences spécifiques de visa et de durée de séjour autorisée. L’obtention de l’e-Visa en ligne reste très simple : formulaire, paiement, réception du document à imprimer ou à conserver sur smartphone. Il est recommandé de conserver également une copie papier de vos documents d’identité, séparée des originaux, en cas de perte ou de contrôle renforcé dans certains ports.
Règles de sûreté maritime (ISPS), contrôles aux terminaux et restrictions sur les véhicules et marchandises
Les terminaux de ferry internationaux appliquent le code ISPS (International Ship and Port Facility Security Code), qui impose des contrôles de sûreté comparables à ceux des aéroports, bien que généralement plus souples. Vous pouvez être soumis à des contrôles de bagages, de véhicule, voire à des fouilles aléatoires.
Certaines marchandises sont strictement interdites ou limitées : produits inflammables, bonbonnes de gaz non déclarées, armes, quantités importantes d’alcool ou de tabac au-delà des franchises. Si vous voyagez en camping-car ou van aménagé, il est important de vérifier les règles concernant les réservoirs de gaz, les jerricans de carburant et les produits chimiques de type liquides de refroidissement ou solvants.
Transport de véhicules personnels (auto, van, moto) sur ferries internationaux Italie–Grèce–Turquie
La majorité des ferries Italie–Grèce acceptent les véhicules personnels, des petites citadines jusqu’aux camping-cars de grande taille. Au moment de la réservation, la mention précise du type de véhicule, de sa longueur et de sa hauteur est essentielle pour éviter des suppléments au port. Sur les lignes Ro-Ro vers la Turquie, la présence d’un véhicule est même souvent obligatoire pour embarquer en tant que passager.
Les motos et side-cars sont particulièrement appréciés pour ce type de voyage, car ils offrent une grande flexibilité une fois arrivés en Turquie, tout en occupant peu d’espace à bord. Il est vivement conseillé d’apporter des sangles supplémentaires pour sécuriser la moto, même si les équipages fournissent en général du matériel de blocage. Un antivol de type U ou chaîne reste utile sur les parkings portuaires.
Contraintes saisonnières : météo en adriatique et mer égée, suspensions de lignes et affluence estivale
La saison joue un rôle majeur dans la planification d’un voyage Italie–Turquie par la mer. En hiver, certaines lignes, surtout touristiques ou régionales, sont suspendues ou fortement réduites. Les conditions météo en mer Adriatique et Égée peuvent entraîner des retards, voire des annulations, notamment en cas de vents violents (mistral, bora, meltem).
En été, la problématique est inverse : l’offre de ferries augmente, mais l’affluence aussi. Les terminaux sont saturés, les cabines affichent complet plusieurs semaines à l’avance, et les temps de contrôle peuvent s’allonger. Pour un départ en juillet–août avec véhicule, une réservation au moins 2 à 3 mois à l’avance reste une sage précaution, surtout si vous visez des cabines privatives pour les longues traversées.
Assurances voyage, couverture rapatriement et garanties spécifiques aux traversées maritimes internationales
Un voyage combinant plusieurs ferries internationaux et éventuellement un segment Ro-Ro vers la Turquie présente plus de variables qu’un simple vol direct. Une assurance voyage incluant assistance médicale, rapatriement et couverture des retards ou annulations de transport est donc particulièrement pertinente. Certains contrats incluent des garanties spécifiques pour les traversées maritimes internationales, notamment en cas d’avarie du navire ou d’impossibilité d’embarquer pour cause de force majeure.
Si vous transportez un véhicule, il est important de vérifier que votre assurance auto ou moto couvre bien les pays traversés, y compris la Turquie, ainsi que les stationnements prolongés dans les ports. Une option intéressante consiste à ajouter une garantie « panne / remorquage à l’étranger » incluant la Turquie, afin de sécuriser la dimension logistique de votre aventure maritime et routière entre l’Italie, la Grèce et la Turquie.
