Entre Cancún et La Havane, la carte fait rêver : 400 milles nautiques à peine, des eaux turquoise, deux capitales touristiques majeures et une histoire commune entre le Yucatán et Cuba. Beaucoup de voyageurs imaginent naturellement une traversée en bateau, un ferry confortable ou un voilier pour rejoindre l’île en douceur. Pourtant, la réalité des liaisons maritimes entre le Mexique et Cuba est bien plus complexe que ce que la géographie laisse penser. Entre contraintes réglementaires, absence de ferries réguliers et incidences de l’embargo américain, vous devez composer avec un paysage maritime fragmenté où l’avion reste souvent la solution la plus simple. Pour un projet de navigation privée, la route nautique reste néanmoins possible, à condition de bien préparer chaque détail.
Liaison maritime entre cancún et la havane : état actuel des traversées commerciales et touristiques
Absence de lignes de ferry régulières entre le port de cancún, puerto juárez et la havane (puerto de la habana)
La première réalité à intégrer si vous cherchez un bateau entre Cancún et La Havane est l’absence de ferry régulier entre les deux villes. Il n’existe pas, à ce jour, de ligne publique type “ferry passagers + véhicules” comme on en trouve entre l’Espagne et le Maroc ou entre l’Italie et la Grèce. Les anciens projets de ferry Cancún–La Havane annoncés il y a quelques années n’ont jamais abouti de façon pérenne : contraintes financières, manque de volumes réguliers, et surtout cadre géopolitique très délicat.
Les terminaux de Puerto Juárez et de Cancún sont principalement tournés vers le trafic régional (ferries pour Isla Mujeres) ou la plaisance. La Havane, côté cubain, concentre surtout les escales de croisière et les entrées de navires de commerce. Si vous espériez réserver simplement un billet de bateau comme un aller simple Cancún–Cuba, aucune plateforme de réservation majeure ne propose aujourd’hui cette traversée. Les recommandations données aux voyageurs indiquent d’ailleurs que, pour rejoindre La Havane depuis Cancún, le vol direct reste la solution de référence, tant pour des raisons de temps que de fiabilité.
Analyse des dessertes maritimes existantes au départ de cancún, cozumel et isla mujeres vers cuba (la havane, varadero, cienfuegos)
Plusieurs itinéraires maritimes existent historiquement ou ponctuellement au départ de la région de Cancún, mais ils ne ressemblent pas à une “ligne de bateau Cancún–La Havane” telle que vous l’imaginez. Les marinas d’Isla Mujeres, de Cozumel et de Puerto Aventuras reçoivent régulièrement des voiliers de voyage ou des yachts privés en route vers Cuba, notamment vers La Havane, Varadero, Cienfuegos ou Santiago. Il s’agit toutefois de navigation privée, sans vente de billets à des passagers individuels.
Les rares opérations touristiques de type mini-croisière Cancún–Cuba qui ont existé (comme certaines offres de type “Tropicana Cruises”) étaient limitées dans le temps et souvent associées à des packages incluant hôtel et excursions à Cuba et au Mexique. Les informations disponibles indiquent que ces croisières sont aujourd’hui “temporairement hors service” ou reconfigurées en itinéraires plus larges incluant d’autres ports des Caraïbes. La logique actuelle privilégie donc les grandes croisières multi-escales plutôt qu’une simple navette maritime Cancún–La Havane.
Comparaison avec les liaisons historiques Yucatán–Cuba (Progreso–La havane, Mérida–La havane)
Historiquement, le lien entre le Yucatán et Cuba était beaucoup plus dense. Des lignes de paquebots et de cargos mixtes reliaient Progreso ou Mérida à La Havane. Ces routes servaient à la fois au commerce (sucre, tabac, bétail) et au transport de passagers. L’époque des grands transatlantiques dans le golfe du Mexique a façonné un imaginaire où traverser vers Cuba en bateau paraissait naturel, presque banal.
Aujourd’hui, ces lignes régulières ont disparu, supplantées par le transport aérien et pénalisées par les contraintes internationales sur Cuba. Quelques navires de charge continuent de fréquenter les ports cubains depuis le Mexique, mais sans dimension touristique ni vente de billets individuels. La comparaison montre à quel point le contexte économique et politique a transformé la relation maritime entre les deux rives : la faisabilité technique reste, le cadre commercial a changé.
Consultation des autorités portuaires mexicaines (API quintana roo) et cubaines (terminal de cruceros sierra maestra)
Si vous envisagez un projet plus structuré, par exemple un charter privé ou une expédition nautique Cancún–La Havane, un contact avec les autorités portuaires est indispensable. Côté mexicain, l’API Quintana Roo (Administración Portuaria Integral) et la Capitanía de Puerto de Cancún ou Isla Mujeres informent sur les formalités de sortie, les restrictions de navigation et les capacités d’accueil des marinas. Côté cubain, le Terminal de Cruceros Sierra Maestra à La Havane gère les escales de navires de croisière et coordonne avec la Capitanía del Puerto de La Habana pour les entrées de navires étrangers.
En pratique, les réponses officielles confirment l’absence de service régulier type ferry passagers. En revanche, les autorités saisissent très bien la problématique des voiliers et yachts étrangers : elles encadrent leur entrée, fixent les ports autorisés (La Havane, Cienfuegos, Santiago, entre autres) et délivrent les autorisations nécessaires. Pour un plaisancier, la clé consiste donc à considérer Cancún–La Havane comme une navigation hauturière ponctuelle, non comme une “liaison maritime commerciale” classique.
Cadre juridique et contraintes réglementaires pour un bateau entre cancún et la havane
Réglementation maritime mexicaine (SEMAR, capitanía de puerto de cancún) sur les traversées internationales
Avant d’imaginer lever l’ancre pour Cuba, vous devez comprendre le cadre imposé par la SEMAR (Secretaría de Marina) et les différentes Capitanías de Puerto. Toute sortie du territoire mexicain par voie maritime implique une procédure de clearance international, avec vérification des papiers du bateau, de l’équipage et des assurances. Pour un navire de plaisance, la règle est proche de ce qui se pratique ailleurs : il faut un zarpe (autorisation de sortie) indiquant le prochain port étranger, ici La Havane ou un autre port cubain.
La réglementation mexicaine exige également que le navire soit en règle sur le plan de l’immatriculation, de la radio (VHF, MMSI) et des équipements de sécurité. Des contrôles aléatoires peuvent être effectués, notamment dans une zone aussi fréquentée que le Quintana Roo, où la lutte contre le trafic illégal reste une priorité. Sans ces autorisations, une sortie de Cancún vers Cuba expose à des sanctions pouvant aller jusqu’à la saisie provisoire du bateau.
Exigences cubaines pour l’entrée par voie maritime de navires de passagers et de plaisance (capitanía del puerto de la habana)
À l’arrivée à La Havane, c’est la Capitanía del Puerto de La Habana qui prend le relais. L’entrée à Cuba par voie maritime reste encadrée, mais elle est bien balisée pour la plaisance. Le port exige une notification préalable, souvent via l’agent maritime ou via la marina de destination. À l’escale, immigration, douanes, santé et capitainerie interviennent successivement, parfois à bord, parfois à quai.
Les exigences incluent généralement un passeport valide, une assurance bateau, les documents d’immatriculation et la déclaration de matériel électronique à bord. Certains équipements (drones, téléphones satellitaires) peuvent attirer une attention particulière. Cuba délivre ensuite un permis de navigation interne, permettant de se déplacer entre ports autorisés. Ce processus peut sembler lourd comparé à une arrivée en avion, mais pour un projet de navigation Cancún–La Havane il fait partie intégrante de la route.
Impact de l’embargo américain et des sanctions OFAC sur les liaisons maritimes Mexique–Cuba
L’un des points les moins visibles pour le grand public, mais déterminants pour expliquer l’absence de bateau Cancún–La Havane régulier, réside dans l’embargo américain et les réglementations OFAC. De très nombreuses compagnies maritimes, d’assurance et de services auxiliaires ont des liens avec les États-Unis ou utilisent le dollar américain, et se retrouvent donc soumises à un cadre très strict lorsqu’il s’agit de Cuba.
Concrètement, cela signifie que lancer une ligne de ferry Mexique–Cuba nécessite une architecture juridique et financière complexe, pour éviter les sanctions. De plus, les grandes compagnies de croisière américaines ne peuvent toucher La Havane que dans des circonstances limitées et variables selon l’évolution de la politique américaine. Ce contexte fragile décourage les investissements dans une ligne régulière Cancún–La Havane, perçue comme trop risquée économiquement.
Normes de sécurité SOLAS, certificats d’armateur et immatriculation des navires entre cancún et la havane
Du point de vue purement technique, rien n’empêche un navire de passagers d’assurer un service Cancún–La Havane. Mais un tel navire doit se conformer aux normes SOLAS (Safety of Life at Sea), aux conventions internationales sur la sauvegarde de la vie humaine en mer et aux réglementations mexicaines et cubaines sur les navires à passagers. Pour une compagnie, cela implique des coûts élevés : construction ou adaptation du navire, équipage qualifié, procédures de sécurité, inspections régulières.
Les certificats d’armateur et l’immatriculation dans un pavillon compatible avec des escales à Cuba ajoutent une couche de complexité. En l’absence de trafic massif garanti, le modèle économique d’un ferry Cancún–La Havane a donc du mal à trouver son équilibre. C’est l’une des raisons pour lesquelles vous trouvez surtout des vols directs abordables plutôt qu’un billet de bateau pour cette traversée.
Traversée Cancún–La havane en voilier ou yacht privé : faisabilité nautique et plan de route
Distance nautique, temps de navigation et fenêtres météo entre cancún, isla contoy et la havane via le canal du yucatán
Pour un voilier ou un yacht privé, la route Cancún–La Havane reste une navigation tout à fait réaliste. La distance entre Isla Mujeres et La Havane via le canal du Yucatán tourne autour de 300 à 350 milles nautiques selon le point de départ précis et la route suivie. À 6 nœuds de moyenne, cela représente 2 à 3 jours de mer en continu, sans escale intermédiaire, dans une zone de courant soutenu.
Les marins profitent souvent d’un départ depuis Isla Mujeres ou Isla Contoy plutôt que directement depuis Cancún, pour s’affranchir des zones plus fréquentées et bénéficier de meilleurs mouillages de départ. La question clé n’est pas uniquement la distance, mais la fenêtre météo. Entre fronts froids, alizés et saison cyclonique, choisir le bon créneau devient vite plus important que gagner quelques heures de route.
Étude des courants (loop current, courant du yucatán) et des alizés de nord-est dans le golfe du mexique
Le canal du Yucatán fait partie du système de courant du Golfe, avec le Yucatán Current et le Loop Current qui remonte ensuite vers la Floride. Ces courants peuvent atteindre 2 à 3 nœuds par endroits, soit l’équivalent d’un tapis roulant sous votre bateau. Naviguer de Cancún vers La Havane revient souvent à “monter sur ce tapis roulant” en essayant d’en tirer profit plutôt que de le subir.
Les alizés de nord-est dominent la région, surtout en saison sèche, ce qui favorise une route au bon plein ou au près le long de la côte nord de Cuba. Mais des épisodes de nortes (fronts froids venant du nord) peuvent balayer la zone avec des vents forts et une mer croisée inconfortable, particulièrement en hiver. Sur cette traversée, une bonne compréhension des courants et des prévisions météo longues est aussi stratégique qu’un bon plan de voilure.
Choix du bateau : catamaran, monocoque de croisière, yacht à moteur pour la route Cancún–La havane
Pour la route Cancún–La Havane, plusieurs types de bateaux peuvent convenir, chacun avec ses avantages. Un monocoque de croisière (type 36–45 pieds) offre un bon compromis entre confort et capacité à remonter au vent, avec une tenue à la mer souvent rassurante dans la houle du canal du Yucatán. Un catamaran de croisière, très prisé à Isla Mujeres et Cozumel, propose de grands volumes et une vitesse moyenne plus élevée, mais peut être moins confortable dans la mer courte au près.
Les yachts à moteur rapides réduisent le temps de traversée, mais deviennent dépendants de la gestion du carburant, surtout si le courant contrarié oblige à maintenir un régime important. Pour un skipper expérimenté, l’essentiel est de disposer d’un bateau correctement équipé pour la navigation hauturière : pilote automatique robuste, moyens de communication fiables (VHF, éventuellement SSB ou Iridium), et redondance des systèmes de navigation.
Formalités de sortie du mexique (clearance, zarpe) depuis cancún, puerto aventuras ou isla mujeres vers cuba
Au départ de Cancún, Isla Mujeres ou Puerto Aventuras, les formalités de sortie du Mexique constituent une étape incontournable. Le processus typique comprend la visite à la Capitanía de Puerto, aux autorités d’immigration et parfois aux douanes. Vous obtenez ainsi un zarpe internacional mentionnant le port cubain prévu. Ce document sera demandé à votre arrivée à La Havane.
Certains navigateurs font appel à des agents locaux, notamment dans les marinas d’Isla Mujeres, pour faciliter la coordination entre les bureaux. Ce service payant peut vous faire gagner du temps et limiter les allers-retours, à condition de choisir un intermédiaire reconnu. Sans ce clearance officiel, vous vous exposez à des complications à la sortie comme à l’entrée, ce qui n’a rien d’anodin dans une zone parfois sous haute surveillance.
Procédure d’entrée à la havane : immigration, douanes, contrôle sanitaire et enregistrement du navire de plaisance
À La Havane, l’arrivée d’un voilier ou d’un yacht étranger suit un protocole bien établi. Une fois à proximité, vous contactez les autorités portuaires sur le canal VHF indiqué et attendez les instructions. À quai, immigration vérifie les passeports et délivre les cartes de touriste (ou visas) si besoin, les douanes inspectent le bord, et un contrôle sanitaire peut être mené selon la provenance et la situation internationale du moment.
Le bateau reçoit ensuite un document d’autorisation de navigation interne et un numéro d’enregistrement provisoire pour les eaux cubaines. Les autorités peuvent imposer certaines restrictions sur le déplacement du navire et demander que des itinéraires précis soient respectés. La Havane étant un port très contrôlé, la coopération et la transparence avec les officiers restent la meilleure stratégie pour un séjour serein.
Croisières et itinéraires combinant caraïbes mexicaines et cuba sans liaison directe Cancún–La havane
Escales de paquebots à cozumel, costa maya (mahahual) et la havane : stratégies d’itinéraires MSC, celestyal, pullmantur
Les grandes compagnies de croisière ont longtemps proposé des itinéraires combinant Caraïbes mexicaines et escale à La Havane, même sans ferry direct Cancún–La Havane. Des programmes passaient ainsi par Miami, Cozumel, Costa Maya (Mahahual), Roatán, Belize, puis parfois La Havane ou Cienfuegos. Ces circuits permettaient de relier Mexique et Cuba dans un même voyage, tout en s’inscrivant dans des boucles plus vastes (États-Unis, Honduras, Panama, Jamaïque…).
Leur logique repose sur l’optimisation des escales pour capter un maximum de passagers nord-américains et européens, tout en respectant les contraintes réglementaires liées à Cuba. Si vous recherchez une “croisière Mexique–Cuba”, il s’agit en réalité d’un itinéraire Caraïbes occidentales incluant le Mexique et, certaines saisons, un ou deux ports cubains. Ce type d’offre reste très sensible à l’évolution politique, surtout côté américain.
Combiner un vol Cancún–La havane avec une croisière au départ de cozumel ou miami
Une stratégie de plus en plus utilisée consiste à combiner un vol Cancún–La Havane avec une croisière au départ de Cozumel ou de Miami. Concrètement, vous profitez d’abord d’un séjour balnéaire dans le Quintana Roo, puis d’une traversée aérienne rapide vers La Havane, avant de rejoindre un paquebot dans un port voisin. Cette approche “multi-modale” contourne l’absence de bateau direct en utilisant l’avion comme trait d’union.
Pour vous, l’avantage est double : gain de temps (moins de deux heures de vol entre Cancún et La Havane) et flexibilité sur les dates de départ de croisière. L’inconvénient reste la gestion des formalités d’entrée et de sortie multiples, ainsi que la coordination des horaires entre vol et embarquement, surtout si le port de départ est à Miami et nécessite un segment aérien supplémentaire.
Programmes charter privés : catamarans depuis isla mujeres ou cozumel vers la côte nord de cuba (maría la gorda, cabo san antonio)
Pour ceux qui souhaitent une expérience plus intimiste qu’un paquebot, des programmes charter privés existent au départ d’Isla Mujeres ou de Cozumel. Il s’agit de louer un catamaran avec équipage pour une croisière vers la côte nord-ouest de Cuba : Cabo San Antonio, María La Gorda, voire jusqu’à Cayo Levisa ou La Havane. Ces itinéraires, parfois utilisés par des bateaux transatlantiques, combinent plongée, cabotage côtier et vraie navigation hauturière.
La faisabilité dépend ici du profil de l’équipage, du pavillon et des assurances. Un charter professionnel opérant depuis le Mexique doit démontrer sa conformité avec les réglementations cubaines et, parfois, éviter tout lien avec des structures américaines pour ne pas contrevenir à l’OFAC. Pour vous, en tant que client, cela se traduit soit par un contrat clair et une prise en charge des formalités par l’opérateur, soit par la nécessité d’opter pour une solution plus classique (vol vers La Havane puis charter local à Cuba).
Limitations d’assurance maritime et de couverture internationale pour les croisières privées vers cuba
Une autre contrainte peu visible mais déterminante concerne les assurances maritimes. De nombreux contrats d’assurance bateau, notamment pour les pavillons d’Amérique du Nord ou d’Europe, excluent explicitement Cuba ou imposent des conditions particulières (déclaration préalable, surprime, période limitée). Certains assureurs, par prudence vis-à-vis des régulations américaines, refusent d’assurer les activités commerciales en lien avec Cuba.
Avant de programmer un Cancún–La Havane en bateau privé ou en charter, une vérification approfondie de la police d’assurance s’impose donc. Naviguer sans couverture adéquate, c’est prendre un risque considérable en cas d’avarie, de blessure ou d’accident impliquant des tiers. Une lecture fine des exclusions géographiques et des clauses liées aux “pays sanctionnés” vous évitera d’entrer en zone grise sans le savoir.
Alternatives pratiques au bateau entre cancún et la havane pour les voyageurs
Vols directs Cancún–La havane : compagnies aériennes (aeroméxico, viva aerobus, cubana de aviación) et temps de trajet
Face à l’absence de ferry Cancún–La Havane, l’avion reste l’alternative la plus simple pour les voyageurs. Selon les saisons, plusieurs compagnies opèrent ou ont opéré des liaisons directes : Aeroméxico, Viva Aerobus, mais aussi Cubana de Aviación certaines années. Le temps de vol moyen avoisine 1h20 à 1h30, soit moins que la plupart des trajets en bus à l’intérieur de la péninsule du Yucatán.
Les prix peuvent démarrer autour de 200 USD l’aller-retour en basse saison, mais varient beaucoup selon la période (haute saison touristique, fêtes de fin d’année, événements à Cuba). Pour optimiser votre budget, réserver tôt et surveiller les comparateurs de vols reste la meilleure méthode. Au regard du temps économisé et de la fiabilité, ce vol direct constitue aujourd’hui la “liaison Cancún–La Havane” de fait.
Combinaisons vol + séjour balnéaire : cancún, playa del carmen, tulum et plages cubaines (varadero, playa santa maría, cayo coco)
Une manière agréable de profiter des deux pays sans bateau est de construire un séjour en deux temps. D’abord, quelques jours à Cancún, Playa del Carmen ou Tulum pour explorer les sites mayas (Tulum, Chichén Itzá, Cobá) et les plages du Quintana Roo. Ensuite, un vol vers La Havane, suivi d’un transfert vers une station balnéaire cubaine : Varadero, Playa Santa María, Cayo Coco ou Cayo Guillermo.
Ce type de combiné Mexique–Cuba est de plus en plus mis en avant par les agences spécialisées, car il répond à une demande croissante de séjours multi-destinations dans les Caraïbes. L’avion remplace simplement le bateau Cancún–La Havane qui n’existe pas, tout en maintenant l’idée d’un voyage fluide entre les deux cultures.
Passage par mexico city, mérida ou miami comme hubs pour rejoindre la havane depuis le quintana roo
Lorsque les vols directs Cancún–La Havane sont rares ou complets, d’autres hubs aériens deviennent utiles. Mexico City reste le grand carrefour national, avec des liaisons régulières vers La Havane. Mérida, au Yucatán, a ponctuellement proposé des vols vers Cuba, ce qui peut intéresser si votre itinéraire terrestre vous mène déjà vers l’ouest de la péninsule.
Miami joue enfin un rôle clé comme hub international, en particulier pour les voyageurs d’Amérique du Nord ou d’Europe qui souhaitent combiner États-Unis, Mexique et Cuba. Dans ce cas, votre trajet ressemble davantage à un triangle aérien qu’à une traversée linéaire. Mais pour vous, l’important est souvent de relier Cancún et La Havane de manière fiable, même si l’itinéraire réel contourne largement le golfe du Mexique.
Différences de formalités d’entrée entre arrivée aérienne à la havane et arrivée par voie maritime
Arriver à La Havane par avion ou par bateau ne génère pas exactement les mêmes formalités. Par voie aérienne, le processus est relativement standardisé : carte de touriste ou visa selon la nationalité, assurance médicale obligatoire, contrôle douanier classique des bagages. Les tour-opérateurs et compagnies aériennes maîtrisent bien ces étapes, ce qui simplifie l’expérience pour vous.
Par voie maritime, la dimension navire s’ajoute : contrôle des papiers du bateau, inspection à bord, enregistrement pour navigation interne. En pratique, entrer par la mer demande plus de temps et de coordination, mais donne accès à une expérience unique d’arrivée face au Malecon et à la vieille ville. Cette différence de traitement explique aussi pourquoi l’option aérienne s’impose pour la grande majorité des voyageurs recherchant un simple aller Cancún–La Havane.
Conseils logistiques, sécurité et assurances pour un projet de navigation entre cancún et la havane
Évaluation des risques : état de la mer dans le canal du yucatán, saison cyclonique et fronts froids (nortes)
Le canal du Yucatán est une zone de navigation sérieuse, même si la distance entre Cancún et La Havane peut sembler modeste. L’état de la mer y est influencé par des courants puissants, des alizés établis et, en saison cyclonique (juin à novembre), par la formation de tempêtes tropicales ou d’ouragans. Selon les statistiques du National Hurricane Center, la région subit en moyenne plusieurs systèmes tropicaux par an, dont une partie affecte directement la zone Cancún–ouest de Cuba.
En hiver, les nortes peuvent générer une mer croisée inconfortable, avec des vents de nord rafaleux et une houle résiduelle importante. Pour un projet de navigation Cancún–La Havane, viser les intersaisons (fin d’hiver, printemps) et surveiller attentivement les bulletins météo océaniques constitue une base de prudence indispensable. Un bon skipper sait qu’ici, la patience météo vaut souvent mieux qu’un départ précipité.
Équipements de sécurité obligatoires en navigation hauturière (VHF, AIS, radeaux de survie, balise EPIRB)
Sur cette route, votre bateau doit être équipé comme pour toute traversée hauturière. Outre les gilets de sauvetage et harnais, les équipements suivants deviennent quasi incontournables :
- Une radio
VHFfixe et, idéalement, une VHF portable de secours pour la communication rapprochée. - Un système
AISpour être visible des cargos et suivre le trafic dense du canal du Yucatán. - Un radeau de survie dimensionné pour l’équipage et vérifié selon les préconisations du fabricant.
- Une balise
EPIRB(ou PLB) enregistrée, pour déclencher une alerte de détresse en cas de problème grave.
À ces éléments s’ajoutent fusées, trousse médicale renforcée, et un plan de communication avec un contact à terre. Vous naviguez dans une zone fréquentée, mais les meilleures statistiques de sauvetage concernent les navires correctement équipés et déclarés.
Assurance bateau et responsabilité civile en eaux cubaines pour pavillons étrangers
Du point de vue de l’assurance, la question centrale est : votre police couvre-t-elle les eaux cubaines et le canal du Yucatán ? Certains contrats précisent des zones géographiques détaillées, avec des coordonnées ou des descriptions (“exclusion des eaux territoriales de Cuba” par exemple). D’autres se limitent à “Atlantique Nord, Caraïbes, golfe du Mexique” sans mention expresse de Cuba, ce qui nécessite une clarification écrite de l’assureur.
Une bonne pratique consiste à demander un avenant écrit confirmant la couverture, incluant la responsabilité civile vis-à-vis des tiers. En cas de collision, de pollution accidentelle ou de dommages dans un port cubain, cette couverture devient cruciale. L’absence d’assurance valide peut compliquer fortement les relations avec les autorités locales et mettre en péril votre budget voyage.
Gestion du carburant, des escales techniques (isla mujeres, cozumel) et de l’avitaillement avant la traversée vers la havane
La gestion logistique d’un Cancún–La Havane en bateau ressemble à la préparation d’un long road trip en zone peu équipée : mieux vaut tout anticiper. Les marinas d’Isla Mujeres et de Cozumel offrent carburant, eau, parfois gaz, et une gamme de services techniques (mécanique, voilerie, électronique). Ces escales servent généralement de dernier point d’optimisation avant de franchir le canal du Yucatán.
Pour le carburant, une règle courante consiste à prévoir au moins 150 % de l’autonomie théorique nécessaire, pour tenir compte des courants contraires et des détours éventuels. L’avitaillement en nourriture et eau douce doit être prévu pour plusieurs jours de plus que la durée estimée de la traversée, afin gérer un éventuel retard météo. En somme, même si la carte suggère une “petite traversée”, la prudence incite à la préparer comme une navigation hauturière complète, avec une marge de sécurité confortable sur tous les paramètres essentiels.
